Je suis enfermé, dit l’enfant. Il a sa rage, sa colère, à taper contre une vitre, barrière invisible depuis laquelle il hurle après sa mère qu’il ne peut rejoindre. Est-ce qu’elle sait, est-ce qu’elle l’entend, depuis sa propre pièce fermée sans vitre sur laquelle taper.
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Il était un bébé, un premier bébé, il était une fois un bébé qui mourrait. La faim lui tenait compagnie, l’accompagnait, elle avançait avec lui, elle a avancé jusqu’à franchir les portes depuis lesquelles il n’y a pas de retour et ils sont passés ensemble, à être oubliés par l’histoire – 1853 ? peut-être. On est plus certain que ce soit en 1800 et quelques, c’est vaste et peut-être même pas en France, les informations manquent et l’enfant meurt pourtant, au milieu d’autres, affamé.
La faim est revenue chercher la famille : ce qui n’a pas d’issue se rejoue. Elle dévore, elle ne sait faire que cela, dévorer et mourir. Elle revient et cherche à se sortir de là, la faim cherche à être comblée, elle tente, elle se heurte, elle trouve une issue affreuse.
Il était deux bébés, bien plus tard deux bébés, il était une fois deux enfants nés ensemble qui se firent tout autant accompagnés vers la mort. Nous sommes en mille neuf cent quelque chose, disons mille neuf soixante ou un peu avant, mille neuf cent cinquante-huit, la date échappe à tous. C’est étonnant comme la date échappe à tous, elle se défile, enfle, se délite et à la fin plus personne ne sait. Ils se souviennent de la naissance, de la mort de l’un et du suicide de l’autre, mais d’aucune date précise pour tenir l’ensemble correctement. Il va falloir inventer un peu la date, pour l’instant.
Il était donc, deux bébés. Hervé et Bruno. Mais juste avant, il était deux personnes mariées. Et encore avant, deux personnes qui couchèrent ensemble hors mariage. Elle était amoureuse, il voulait être prêtre, il s’est amusé, elle veut le mariage. Et parce que parait-il, la fin justifie les moyens, elle lui dit un jour « je suis enceinte ». C’est un monde entier qui s’écroule, toute une prêtrise pour faire comme les oncles à l’ascendant très fort dans la famille et au-delà, ce sont des saints, il veut être un saint lui aussi, il veut être prêtre, elle est enceinte. Qu-est-ce qu’il peut faire ? Le grand-père, patriarche incontesté et un brin féroce lorsqu’il est en colère, a sans doute répondu. Les frères ainés ont sans doute répondu. Les oncles ont sans doute répondu. Peut-être que lui-même y a répondu, parce que l’honneur. L’histoire familiale ne le dit pas, elle sait taire les imposés. Il se marie puisqu’elle est enceinte, s’enfonce dans le deuil de la prêtrise et l’histoire aurait dû s’arrêter là, avec un deuil intense et un certain désespoir.
Elle, il ne faudrait pas l’oublier, a prononcé des mots qui ont scellé sa vie entière. Trois petits mots.
Elle a menti, de ventre arrondi il n’avait jamais été question. L’histoire familiale a là aussi un voile pudique sur ce qu’il s’est passé ensuite, seul le mensonge a traversé le couple jusqu’aux oreilles de tous. Il a dû hurler, il l’a peut-être frappée, et peut-être même violée. Le couple dans tous les cas, s’est isolé. Il n’a plus jamais été question de visites chez qui que ce soit, les tromperies et l’alcool entrent dans la maison avec le conflit et personne n’en sait rien.
Elle est tombée enceinte, réellement cette fois. Des jumeaux. C’est une famille au-dessus de laquelle plane une malédiction assez étrange et à ce jour toujours inexpliquée : jamais, jamais, jamais, des jumeaux ont survécu ensemble. Le grand-père a perdu son jumeau, lui-même a perdu des enfants jumeaux, et à leur tour les enfants et à leur tour les petits enfants ont perdu un ou deux jumeaux. C’est un fait qu’il faudrait creuser si loin, bien trop loin, tout s’est perdu entre des générations trop lointaines ; mais la non-résolution, elle, continue de se propager.
Hervé et Bruno naissent et là encore, la famille ne sait plus, elle embrouille le tangible pour qu’il devienne sable mouvant. Il existe au moins quatre versions sur la mort de Hervé, et trois sur la mort de Bruno.
Hervé est mort à la maternité (trois versions) ou chez lui (une version). Il est mort quand il avait quelques jours, quelques semaines, à un mois ou à dix mois. Choisissez. La version qui courait dans les années 80 et 90, tournait autour d’une infirmière de la maternité qui aurait gravement merdé : elle donnait un biberon sans réelle surveillance, l’enfant s’est étouffé. En 2025 certains s’en souviennent, d’autres disent « ah bon ? » et d’autres encore « mais pas du tout ». Pourtant 1958 ou 1960, ce n’est pas si loin mais la mémoire et le traumatisme s’emmêlent, ils ne sont pas vraiment concernés et puis c’était une famille qu’on ne voyait jamais. Il va cependant bien falloir se souvenir.
Alors on va rester sur la version première, sans doute la plus proche de la vérité. Une infirmière a étouffé Hervé avec un biberon. Le bébé s’est étouffé d’un trop-plein de nourriture, l’issue a raté et est devenue tragique, celle où la faim trouve à être comblée. Un bébé mort de faim, un bébé mort de plein, on n’avance pas.
Un bébé étouffé avec du lait, et moi étouffée par le lait.
La famille vit de son côté, les cousins ne connaissent pas Bruno ou à peine et le peu de fois où ils l’ont rencontré parlent d’un enfant puis d’un ado renfermé, taciturne, qui ne parle à personne.
Bruno est mort en 1985, à Nîmes. Il est tombé du balcon, version de la mère. Il est tombé en voulant réparer le rideau déroulant extérieur, version de la grand-mère (mère de la mère). Il s’est jeté du septième étage, version familiale. Le père n’a aucune version, il n’a plus d’enfant.
Ils vendent l’appartement, repartent dans leur maison secondaire qui devient la principale, sans bouger de Nîmes.
En 1986, la mère décide qu’elle a besoin de s’occuper d’un enfant et cherche dans la famille qui pourrait avoir besoin de parents suppléants et en trouve deux. Des cousins, elle est leur grande-tante et les deux sont sans père. Un garçon (3 ans), une fille (9 ans). Est-ce qu’elle joue à la courte-paille ? Est-ce qu’elle se dit qu’avec une fille, de problèmes il n’y aura pas ? Que son mari… mais non elle n’a rien vu, elle ne sait rien, il n’y a rien, prenons la fille quand même c’est plus sûr même si elle ne sait pas pourquoi, c’est plus sûr, la fille est une bonne idée et de toute façon le garçon est très jeune. Elle veut jouer à la poupée, mais pas trop non plus.
À l’été 1986, la petite fille choisie est en colonie de vacances à Port-Vendres. Elle est appelée par le haut-parleur, et c’est étrange de voir des personnes inconnues, d’être enlevée comme ça à son lieu de vacances sans que personne ne prévienne avant que cela va arriver. Et donc ils viennent la voir et ils partent comme ça. Ils restent une journée ensemble, ils passent même la frontière et se promènent en Espagne du côté de Portbou, avant de rentrer le soir à la colonie. Escapade tranquille où elle fait tout pour être aimable avec l’enfant, trop peut-être, et lui il boit mais un peu.
En juillet 1987, il a été décidé qu’elle retournait avec ses inconnus durant un mois, une semaine à Nîmes et trois semaines à La Clusaz. Elle devait prendre l’avion, seule, mais il y a grève, alors elle prend le TGV, seule – c’est tellement moins amusant. À Nîmes, il y a cette maison avec un étage, en haut l’escalier la cuisine la salle à manger, en bas la chambre de Bruno, le reste s’est enfoncé dans la mémoire noire, des eaux troubles dont on ne ressort pas vraiment. La petite est dans le noir après l’image de l’homme qui enlève sa ceinture. Elle a déconnecté. L’image est noire, comme dans un mauvais film qui ne saurait pas quoi faire de ça. Elle se souvient juste qu’après ça, elle a décapité son immense poupée à la tête dure et au corps mou et que l’homme, le grand-oncle, l’a rafistolée avec un gros fil de fer autour du cou pour qu’elle ne parle pas. La poupée n’a rien dit, le message était clair.
La semaine est passée, ils sont partis ensemble à la montagne et est arrivé le moment où c’est parti en vrille dès la première semaine. Obligée de partir seule avec lui pour des courses matinales, il y a un ascenseur et dans cet ascenseur on ne saura pas davantage ce qu’il s’est passé, sinon qu’elle va en garder la phobie des espaces clos très, très, longtemps. Il ne fait pas les courses tout de suite, il entre dans un bar. Il boit. Il boit beaucoup. Il boit tellement et tous les jours qu’il est obèse, rouge, les yeux vitreux en permanence. Il y a un côté absolument dégoutant à juste le regarder, surtout lorsqu’il sourit. Lorsqu’il sourit, il est vicieux et donne l’impression qu’il se promène sur toi à distance. Et donc, il boit, la petite assise en face de lui. Il lui a pris un chocolat chaud, alors qu’elle a dit non, et ce chocolat commence à peser entre eux. Elle ne le boit pas, elle a dit non, elle n’en veut pas, elle le refuse, elle voudrait le lui jeter à la figure mais se retient et lui il dit qu’elle doit boire. Ce chocolat est un peu son alibi auprès de sa femme en rentrant, mais c’est aussi le pouvoir sur la gamine de lui faire faire ce qu’il veut et ce pouvoir est en train de lui échapper. Il n’aurait pas insisté, il ne se serait rien passé. Mais il insiste, il est comme tous ses hommes sûrs de pouvoir manipuler une femme et à plus forte raison une enfant, il insiste tellement qu’il lui crie dessus devant tout le monde dans le bar, il lui hurle de boire son chocolat chaud et elle refuse refuse refuse, il en devient dingue, il abandonne sa bière et lui hurle que puisque c’est comme ça ils vont rentrer et que ça va chauffer sévère. Elle connait le chemin pour rentrer, et surtout, surtout, elle réalise qu’il y a l’ascenseur tout au bout de ce chemin et alors elle se met à courir, elle court alors qu’il se met lui aussi à courir mais lui il a l’obésité contre lui et l’alcool, alors qu’elle joue sa vie. Elle court pour ne pas être coincée, elle court pour arriver en premier même si elle ne sait pas la suite, l’après, ce qu’il va se passer après, elle ne sait rien sinon qu’il faut éviter l’ascenseur, elle court et elle l’entend derrière qui s’époumone. Ça aiguillonne. Elle hésite entre la boîte qui grimpe et les escaliers, mais elle a le temps de trancher pour la boite parce que comme ça, il ne l’aura pas tout de suite, elle aura une longueur d’avance plus grande le temps que la boîte redescende jusqu’à lui. Elle appuie comme une folle sur les boutons mais elle a presque le temps, en réalité, il n’a pas atteint l’immeuble. Elle fonce dans l’appartement et se jette sur sa grande-tante, en crise de nerfs, incapable de parler, d’expliquer, elle est en panique, elle pleure et essaye de parler mais rien ne sort de cohérent ou alors elle ne veut pas comprendre les mots qui sortent de cette petite, personne ne se souvient. Elle aussi, panique. Elle sait qu’elle va perdre la gosse, qu’elle l’a déjà perdue. Lorsqu’il ouvre la porte il est rouge sombre et il hurle, il hurle, il hurle et ils s’engueulent alors, elle cherche à savoir ce qu’il s’est passé et le chocolat ne sort pas de la bouche de la petite ou à peine, c’est tellement n’importe quoi, de refuser un chocolat chaud et de pleurer ensuite, non ? Il n’y a plus rien à dire.
Et pourtant.
L’engueulade dure la journée. Puis le soir. Puis la nuit. Ils se hurlent dessus pendant que la gosse est dans sa chambre, elle ne pleure même pas, ne dort pas non plus. D’un coup la porte s’ouvre comme arrachée et le gouffre noir de la chambre s’illumine et il se tient dans l’embrasure, elle ne le voit pas il n’est qu’ombre chinoise, il tient la poignée de la porte, déjà prêt à la claquer, il lui hurle « tu repars demain t’es contente ? Ta grand-mère vient te chercher » et claque la porte sur les mots crachés jetés criés, il fracasse les murs et un peu l’immeuble sur la plus belle nouvelle au monde : la grand-mère. À elle, elle pourra dire.
Elle l’a su plus tard, il a appelé sa soeur à 4 h du matin. Le grand-père l’a même noté dans son calepin, preuve qui servira plus tard lorsque toute la famille aura oublié cet épisode parce que c’est une famille à mémoire très très courte, ils pourront s’exclamer « ah mais oui, je suis venu te chercher c’est noté, moi je ne me souviens pas mais d’accord ».
Au petit matin, il est 9h et ils sont là. Le grand-père et un oncle. Pas de grand-mère. L’ultime trahison est là, à se retrouver face à deux hommes avec une parole qui ne peut pas sortir. Sur la route ils demandent, il s’est passé quoi ? mais elle ne dit rien, ne peut rien dire, s’enferme. La grand-mère est occupée avec sa fille dont la grossesse se passe très mal, et d’ailleurs d’ici quelques jours elle perdra un jumeau, tellement de sang qu’elle manquera mourir aussi. Elle ne pouvait pas être disponible pour sa petite-fille, pas davantage lorsqu’elles se voient. Tellement pas disponible, elle envoit la gosse chez son autre fille. Fin de la conversation avortée.
Mais juste avant, avant la perte du jumeau et le sang et le renvoi vers ailleurs, il y a cette confrontation dans la cuisine de la grand-mère, avec le grand-père, l’oncle et la tante enceinte, et l’oncle et la tante qui emmèneront l’enfant, et ça fait beaucoup beaucoup beaucoup de monde, ils insistent ils demandent ils veulent comprendre ce qu’il s’est passé et il parait que l’enfant a cette phrase « je ne peux pas le dire » qui marque la tante enceinte au point qu’elle le lui répètera en 2024 (et l’aura, c’est incroyable, oublié en 2025, heureusement qu’il y avait le mari en témoin).
Pendant quelques années, l’enfant arrive à poser un non à de possibles vacances chez eux. Durant ces mêmes années, la grande-tante la couvre de cadeaux qu’elle envoie par la poste, il faut régulièrement remercier. Et puis en 1991, la famille en a marre de ce refus et impose les vacances d’été, merde tu es ingrate. L’adoe a 14 ans et démarre dans la foulée son premier épisode de trouble alimentaire : elle fait des malaises à répétion, mais sans jamais perdre connaissance, il ne faudrait pas perdre le contrôle. Et elle mange. Toute la journée. Toutes les heures, un vrai, gros, repas. Et entre, elle mange un peu aussi. Et elle perd du poids : le stress. Elle perd une dizaine de kilos alors qu’elle mange comme dix. C’est assez effrayant. Ils ne disent rien, ils gardent l’adoe malade sans prévenir personne de son état. Elle marche à grande peine à cause des malaises à répétition mais du coup elle n’est jamais seule avec le grand-oncle puisque c’est la grande-tante qui s’occupe d’elle. Lorsque les deux semaines se terminent et qu’elle rentre chez ses grands-parents, un médecin est vu en urgences qui n’y comprendra rien : le problème va se lisser sur la semaine et disparaître, il faudra surveiller – évidemment personne ne surveillera, et l’anorexie gagnera en silence.
Bien plus tard, la parole se libèrera, faisant éclater la famille en deux camps (trois, si on compte les indécis qui tentent d’être dans les deux pour contenter tout le monde ce qui énerve chacun). Le grand-oncle, c’est le plus jeune frère d’une immense fratrie, le frère de ma grand-mère (l’ainée). L’histoire a relancé la thèse du suicide de Bruno déjà très ancrée, avec désormais une suspicion d’inceste très forte. Parfois une phrase sort, dans la famille, sur ce grand-oncle, comme « de toute façon c’était un obsédé sexuel » quand juste avant la même personne prenait sa défense depuis vingt ans. Personne ne sait plus et tout le monde sait.
Ma mère avait subi de sa part, des attouchements. Elle dit que ça n’est jamais allé plus loin, qu’elle en a parlé à sa mère qui lui avait alors répondu « tu as dû te tromper ». Elle savait, mais m’a envoyé en vacances chez eux. C’est ma mère, en même temps.
(Edit, après recherches :
. Lui est mort le 12 janvier 2006
. Elle est morte à 87 ans, le 17 aout 2015, à l’ehpad, elle s’est jetée du balcon.
. Hervé est mort le 12 mars 1959
. Bruno est mort le 7 juin 1985, suicide par balcon
je cherche encore pour leur naissance)
De mon côté j’ai fait le lien avec le fait d’étouffer par le lait, à la suite d’un rêve fait chez mon amie O. (qui vient de se marier) d’un bébé très en colère puis d’un enfant invisible et hurlant de rage tapait sur une vitre tout autant invisible, et il me disait en criant de colère « tu as enlevé mon seul moyen de communication » ce qui m’a amené à faire le lien avec l’hypnose faite deux jours avant où en effet je tentais de régler le problème de l’allergie. Enfant avec qui je tentais du coup de correspondre sur un tableau effaçable où j’ai écrit, sur une intuition, « maman.. » et où il a répondu « MAMAN!! ». De son côté, O. a fait ce rêve la même nuit d’une jeune mère n’arrivant pas à rejoindre son enfant, très en colère. Alors on les a fait se rejoindre. Et l’air est passé violemment dans le nez à me donner mal à la tête toute l’heure suivante. Je crois que je n’ai jamais su ce que c’était, respirer. C’est assez fou, de respirer. C’est à la limite de la folie, la sensation d’air qui se déroule à l’intérieur en se frayant un passage jamais utilisé jusque là. À me demander comment est la sensation, pour un bébé qui vient de naître…
Ca m’a rappelé bien d’autres faits qui ont jalonné ma vie, comme Kira qui s’est étouffée avec son biberon lorsqu’elle avait deux semaines (elle n’arrivait pas à têter donc à se nourrir, RGO non diagnostiqué, un biberon lui prenait 1 h au mieux) et qui a failli mourir là dans mes bras, bébé tout mou qui a perdu connaissance après avoir vomi. Et d’autres encore, que je ne vais pas lister. Mais qui toutes, me ramènent à cette histoire qui a toqué à ma porte encore et encore sans qu’aucun lien ne se fasse jour en moi. Il m’a fallu un rêve pour entendre – tout passe par les rêves, alors.
Je n’ose pas manger quelque chose avec du lait, je ne suis pas prête, mais allez savoir… l’allergie aux protéines de lait de vache est peut-être terminée ?
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À l’instar d’une certaine personne qui m’évoquait ton billet lors de notre coup de fil, j’admire la façon dont tu parviens à démêler ces fils. Je n’ai jamais su raconter les histoires de mes aïeux bien qu’elles m’aient été rapportées, et puisque bien sûr les similitudes s’arrêtent là, encore moins celles de ma mère qui pourtant aurait aimé que je le fasse. Il ressort de ton récit une clarté, malgré la pesanteur évidente, dont j’espère qu’elle te guidera (si seulement c’était si simple, je sais…)
Lorsqu’il y a un fil je suis comme un chat, il me faut tirer dessus ^^’ c’est vite obsessionnel (l’autisme ressort, je dirais).
Je crois que ça va être le cas, je respire beaucoup mieux même s’il y a un effet un peu yo-yo, comme si l’air n’était pas sûr du chemin à prendre. J’imagine qu’il faut le temps que ça se pose. Je n’ose pas dire que c’est bon, plus d’allergie, mais ça me parait en bonne voie !
Est-ce que tu as envisagé de le raconter, à voix haute, pour qu’une personne le retranscrive à l’écrit ? Parfois ça fonctionne, c’était en partie le rôle d’ailleurs avant, des écrivains publics. Je le lance comme ça 🙂
(si tu veux tenter, pour les commentaires ?)
C’est fou ce qui vient, ce qui ressort quand on commence à dire, écrire l’histoire, la connue et celle dite par d’autres qui fait écho en nous. J’ai réussi à tirer quelques fils comme ça par le passé et faire lumière sur des maux, peurs. Bravo pour ce chemin…
Cette histoire de lait fait écho en moi quelque part…Il y a peut-être quelque chose à creuser encore. Mais je ne suis pas prête je crois. Ou bien je me dis que ça se fera quand le jour viendra.
Si cela doit, l’écho se refera sentir lorsque tu seras prête (l’inconscient ne se gêne tellement pas ^^’ )