Je me suis demandé ce que j’avais bien pu faire de moi toutes ces années pour autant disparaître quand il semble si.. simple.. d’être. Pourquoi faut-il qu’il y ait toujours un fantôme, un enfer à sortir. Un bruit dans la tête. Tant de mots perdus, de murs érigés. Je me sais décalée, terriblement décalée, je sais aussi n’en avoir rien fait.
Alors . j’ai bien fait quelques quatuors mais suite à un énième déménagement de ma mère j’ai perdu le groupe, haï encore davantage ma mère et du coup le violon avec. J’ai arrêté.
Alors . j’ai bien fait quelques concerts avec une chorale et j’aurais donné beaucoup pour en faire toute ma vie, du chant. Mais j’ai dû arrêter. Jamais retrouvé de chorale aussi plaisante et cadrée, et maintenant ma voix se perd souvent, la faute au SED. Parfois je ne peux pas chanter, parler non plus.
Alors . j’ai bien écrit deux trois choses – d’accord, vingt-six – et ces petits textes ont franchi une maison d’édition qui les a retenu, et puis elle a fait faillite. Comme ça. Je m’étais dit que j’en reprendrais volontiers l’écriture mais je n’ai jamais donné suite et le manuscrit prend la poussière dans un carton, à côté du contrat signé.
Alors . j’ai bien fait une exposition de photos mais je suis bien trop introvertie pour ce genre de soirées, je n’y avais pas ma place.
Je vois la vie de tant d’artistes, et je me sens vide. À côté.
Mais j’ai repris la musique dans ma tête.
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Oui c’est vrai qu’elle a une force, une présence. Son côté décalé me plait car elle est vraie, sans artifice, elle dit ce qui vient d’elle, sans fioriture.
Tellement impressionnant de rencontrer une telle personne.. accéder ainsi à sa nature réelle, c’est incroyable