J’ai toujours détesté écrire un bilan sur les blogs, alors peut-être que je vieillis mais je crois que j’apprends à apprécier l’acte ; j’observe de plus proche que d’habitude le chemin parcouru, et c’est plus parlant que prévu. J’ai d’ailleurs jeté un œil à celui de 2024, et j’ai, contre toute attente, tenu les quelques projections/non-résolutions que je m’étais proposé comme ligne de mire intéressante à suivre (en les ayant totalement oubliées, comme quoi je suis un minimum cohérente avec moi-même).
Blog
En milieu d’année j’ai créé cet espace, qui me ressemble un minimum. Pour qu’il soit vraiment moi, il me faudrait développer des connaissances en développement que je n’ai pas ou que j’ai perdues, et l’envie me manque d’y passer autant de temps. Mais il n’est pas si mal comme il est, pâle reflet certes, mais bien là.
Pour les cinq derniers mois et quelques jours, voici les statistiques (grande flemme d’aller chercher sur le précédent blog et additionner, navrée). De fin juillet jusqu’au 30 décembre, voici ce que votre passage donne sur le blog, par pays (moins toutes les personnes invisibles, qui posent parfois un commentaire ou un j’aime, mais sans laisser aucune trace dans les stats, mais comment faites-vous, apprenez-moi !). Merci d’etre là, d’échanger avec moi, de discuter ou de simplement passer… je crois que je ne suis pas toujours simple à lire.

Vous avez laissé 539 commentaires derrière vous, sur l’année.
De mon côté j’ai écrit 165 300 et quelques mots sur 90 articles (sur 216 avec le rapatriement total) et l’article le plus vu est le concert de Zaho de Sagazan. J’ai supprimé je ne sais combien d’articles que je n’ai jamais postés, les raisons sont variables, et il est fort possible que je jette aussi les deux de fin décembre. J’ai une certaine tendance à m’effacer, ces temps-ci. J’ai pourtant un mélange de hurlement au milieu du silence, indéfinissable. Va bien falloir en faire quelque chose (mais ça fait tellement d’années que c’est là, de toute façon).
J’imagine que je vais continuer à écrire.
Lectures
Un bilan un peu bancal, ici. Je m’étais mis un défi de 200 ouvrages à lire sur l’année. Lorsque j’ai constaté que je n’y arriverais pas (assez tôt), j’ai estimé que je m’en sortirais avec 150 livres : toujours pas. J’ai lu 131 livres (soit 35 905 pages lues), et c’est la plus faible année enregistrée depuis que je tiens à jour mon carnet de lectures (2024 : 196, 2023 : 201, 2022 : 243) . Il semble que j’avais autre chose à vivre – peut-être parce que je me suis tournée beaucoup vers moi.
Je n’ai pas réussi à faire partie du comité de lecteurs du prix Les Petites Cuillères, je me suis complètement repliée sur moi (justement). Il aurait fallu communiquer avec des gens, savoir ce que j’avais pensé des lectures, dire ce que j’en avais pensé, parler parler parler, et lire des livres, surtout, ce que je n’arrivais plus vraiment à faire pour moi (alors pour d’autres…). Un ratage. Personne n’est venu me chercher non plus : elles sont nombreuses, je n’ai pas manqué, tout va bien de ce côté-là.
Certains mois j’ai lu 4 livres (milieu et fin d’année), d’autres 24 (début) : complètement inégal.
Seulement 21 livres sont américains (inexplicablement je suis ravie), mais c’est le deuxième pays le plus représenté (je le suis moins). J’aimerais entrer plus de diversité dans mes lectures, l’année prochaine (ce que j’avais déjà dit l’année dernière).
Lu 54 livres français.
Et donc 131 livres, dans 21 pays différents (je dissocie Angleterre, Écosse et Irlande, 3 pays, contrairement à Babelio qui n’en voit qu’un, le Royaume-Uni). Il s’agit d’une estimation, Babelio n’ayant pas toujours bien identifié les identités des auteurs.

J’ai aussi 6 ou 7 livres en cours, certains depuis le début de l’année. Ils ont un rythme lent, que je ne m’explique pas toujours. Je m’étais aussi inscrite à des challenges sur Babelio, que j’ai tous abandonné en cours d’année. J’arrête avec ça, les contraintes m’oppressent – dire que je suis la personne qui avait un jour lancé 100 thèmes de lectures dans l’année pour un défi entre blogs.
J’ai encore deux mois de retard dans le compte-rendu des livres lus, je voudrais en garder une trace ici pourtant. Avant que je les oublie…
Cinéma
Et bien… le vide. Je m’aperçois, en fin d’année, que nous ne sommes pas allés voir de films, à aucun moment. Assez étonnant, et un peu perturbant. Je ne peux pas dire que rien ne nous a tenté, nous n’y avons même pas pensé.
Musique
48036 minutes d’écoute sur Spotify (soit 33 jours d’écoute), auxquelles on peut ajouter un peu de YouTube (c’est pénible comme je n’arrive pas à me défaire de ces usines). D’après Spotify toujours, j’ai 22 ans d’âge d’écoute (j’ai eu un mal fou à comprendre ce dont il parlait), j’ai écouté 6067 titres différents, 3417 artistes, 50 albums (la plus grande écoute allant à Archons et écrase tout le reste, tellement pas surprise). Je suis par contre bien étonnée de trouver encore Mylène Farmer dans le top 5 des artistes, je l’ai à peine effleurée (ou alors, conséquence de la vague du concert en début d’année, peut-être ?)
Mon prochain concert comme beaucoup le savent, sera Solann, ce dont je suis ravie (surtout pour le contexte). Mais je rêve de voir, écouter Amenra. Un tout autre registre.
Créatif
C’était ma deuxième année d’un projet : faire 100 dessins dans l’année. Je n’ai pas du tout réussi. J’en ai compté un peu plus de 50 (cette année mon thème était le corps humain) et même si je n’ai pas comptabilisé ceux dans le journal créatif, j’ai bien raté le challenge. Si j’élargis au fait qu’au départ c’était un but de créativité pure, sous cet aspect j’ai fait les choses (mais ça serait triché avec ce que j’avais prévu ensuite).
Je comptais également reprendre l’aquarelle, je m’en suis à peine approché, et seulement en fin d’année.
Mais contrairement à l’année dernière, je ne me sens plus nullissime, et le progrès est monumental. Je ne sais pas ce que me réserve 2026, mais je suis bien partie pour retenter l’aquarelle et un peu tous les types de peinture. J’ai gagné en légitimité, je suis assez fière de moi.
Je crois que c’est ma porte de sortie – créer. Mon sol vaguement solide, c’est lui.
Personnel
De mon côté, j’ai beaucoup changé cette année. Je crois.
Si je regarde vers les langues, j’ai abandonné (provisoirement ?) le japonais au profit de l’anglais. J’ai progressé dans cette dernière, j’arrive désormais à lire une BD, je tâtonne moins. Mon but est de lire un jour Game of Throne dans le texte ; ça ne sera certainement pas en 2026 mais je m’y attèle pour que ça arrive dans l’avenir. Même si j’ai pas mal ralenti Duolingo – ahem. Le projet est un peu fou, mais pourquoi ne pas viser haut.
Mon vrai but premier étant d’arriver à lire tout ce que je veux sur le net (converser en anglais ne m’intéresse absolument pas ou très peu ; ne faites pas les étonné.e.s).
Je l’avais oublié mais je voulais me fixer un cap créatif pour l’année 2025, j’ai réussi en fin d’année avec les carnets. Je ne me suis pas rendue à autant d’expo que je l’aurais voulu, mais deux m’ont marquée pour des raisons différentes (et bien sûr je parle notamment de celle de Chiharu Shiota, qui continue de me guider chaque fois que j’ouvre son livre ou regarde mes photos). Si j’y arrive, à un moment, j’écrirai cet article qui a manqué à mon année.
Je voulais me déplacer à des concerts, et je suis allée voir Zaho de Sagazan, donc. Et j’apprécie autant l’artiste que je suis allée écouter que l’énergie qui s’est éveillée, a circulé, s’est engouffré bien après la nuit passée avec elle. J’aimerais avoir l’argent pour me rendre dans bien d’autres, mais un par an c’est déjà très beau.
J’ai beaucoup creusé en moi, jusqu’à ce que mon inconscient me dise non. Plusieurs fois. De plein de manières différentes. J’ai fini par l’écouter (c’est très récent), après tout suis-je obligée de m’occuper de tout ce qui est fracassé dedans, juste parce que je le vois ou le sais ? Je vais passer par le dessin, le collage et peut-être, me taire – je suis fatiguée. J’ai passé trop de temps cette année à poser le cerveau sur une table et à le disséquer, j’ai besoin d’une pause.
En me projetant sur 2025, j’avais proposé le mot « recentrer » et je crois que je l’avais vraiment bien choisi. J’ai avancé sur bien des sujets, comme l’allergie (jen parle souvent, mais ça me choque d’avoir réussi) et ma capacité à créer (ou à ne plus écouter ma mère folle me rabaisser). Je me suis écoutée, parfois entendue, je me suis priorisée et je n’ai sans doute jamais autant rêvé. L’angoisse (en cette fin d’année) se tient pour l’instant à distance, même si je la sens jamais bien loin. Il me semble que la folie (de ma mère) ne me regarde plus autant, que le monstre en moi se tient en retrait comme je n’ai jamais autant réussi à le faire. Je touche peut-être du doigt, pour la première fois, une possibilité d’équilibre entre les morceaux de moi désolidarisés. La dissociation est toujours là selon le sujet, la situation, le moment. Et aussi, parfois, elle ne l’est plus ou plus aussi forte. Mes pieds au sol ont trouvé quelque chose de vaguement solide, j’attends de voir où ça me mène et si ça va tenir.
Je crois que pour 2026, ce que je peux me souhaiter de meilleur est de continuer sur ce chemin, me recentrer encore et encore, me prioriser, écrire, peindre, coller – c’est ce que je fais de mieux je crois, me recoller. Je ne suis pas certaine de savoir faire autre chose que de reprendre les morceaux un par un et les recoudre ensemble, ce qui fait de moi la personne la plus inutile à la société telle qu’elle est ; ça me convient. J’en suis arrivée à la conclusion que ce n’était pas moi qui étais inadaptée à la société, mais la société à moi. Je ne suis plus en capacité de faire des efforts, je vais donc rester à la lisière et regarder l’ensemble de la planète s’entretuer. Ma tentative Mastodon s’est soldée par un échec, j’ai quitté le forum d’intellos (un échec), j’ai arrêté les courriers postaux et mails (un échec), j’ai arrêté Instagram (encore un échec, mais au moins cette fois je suis ravie de celui-ci) et l’intégralité de ses échecs sont de mon fait. En conclusion de quoi, je ne parle plus vraiment à personne, à quelques exceptions près. J’arrive encore à tenir cet espace, c’est bien pour ne pas rester trop dehors – il y fait froid. Mes phases mutiques de cette fin d’année passent relativement inaperçues avec les publications à la semaine, je m’en sors en forçant quelques écrits. Je peine malgré tout à venir à bout de publications commencées et jamais terminées (cf. les lectures, l’expo, l’Espagne…), je finirai par laisser tomber je pense, certains articles. Trop de silences à l’intérieur au milieu des tempêtes – c’est le chaos calme ou le calme chaotique, je ne sais plus – et si je devais traduire, ça dirait ça : trop de silences à écrire donnent du bruit non écrit, j’abandonne un peu. Je ne vais pas mal pour autant, je suis juste… repliée. C’est peut-être l’hiver ? Le froid. Si je m’écoutais, je fermerais tout et je reviendrais au printemps.
Le mot de cette fin d’année : silence.
J’espère que ce ne sera pas celui de 2026, que je peux espérer projeter celui-ci : kintsugi
Ne comptez pas trop sur moi pour les vœux, je ne suis pas une fée (même si LeChat dit que si).
Mais tout de même :
Photographies
J’ai fait peu de photos cette année, malgré le nouvel appareil : problème de maitrise conjugué à un manque de confiance en lui (vous lirez la phrase comme vous le souhaitez), l’a laissé sur le bas-côté. Par contre en Espagne… Au moment de trier mes dossiers, j’ai compris pourquoi je repoussais les articles sur mes vacances : j’ai mitraillé par millier, des vagues des oiseaux trop de choses, faire le tri est comme chercher une aiguille dans la fameuse bote de foin : infernal. Je saisis mieux pourquoi je ne l’ouvre jamais ^^ (la prochaine fois, moins de photos en vacances ? et davantage au fil du quotidien…)
Et puis, comme l’année dernière. J’ai créé la rétrospective de l’année avec des photos que j’ai attrapées, en laissant de côté bien trop de ce qui pourrait être là. C’est court, pour 365 jours.


























































































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Chiharu Shiota et ses fils c’était fabuleux ✨ les chats ont toujours raison ✨ depuis que je colle je me recolle je vois ce que tu veux dire ✨ la langue japonaise mon cerveau en raffole je sais pas pourquoi d’ailleurs faut que je m’y remette ✨ les contraintes en lecture pas possible non plus ✨tes photos sont tellement poétiques et bourrées de vie ✨c’est nécessaire j’trouve ou plutôt j’crois, de se replier, parfois voire souvent ✨chouette que tu continues cet espace ✨ à bientôt !
✨Tu y allée toi aussi ? 😀
Toujours (mais il ne faut pas forcément le lui dire) !
<3
Pareil ^^’
C’est un enfer, tout simplement.
Oh merci beaucoup, beaucoup ♡
Je le crois aussi, pour mieux revenir ensuite
<3 Vital si on y réfléchit… ✨
Une belle semaine à toi 🙂 (j’ai adoré les ✨)
💕✨💕✨
Heureuse de te lire!
Je ne me force plus en lectures, si ça ne va pas, je lâche.
J’ai du mal à m’en défaire aussi mais j’essaie à nouveau en 2026…Mieux vaut tenter et échouer que ne rien essayer du tout.
J’aime comment tu vois le verbe « créer » – j’ai la sensation que je tiens mieux sur mes deux jambes depuis que je joue avec les couleurs, textures, pinceaux et crayons. Ca m’aide à m’ancrer.
« une possibilité d’équilibre entre les morceaux de moi désolidarisés. »🧡
Tes photos disent 1000 mots.
Au plaisir de te retrouver en 2026…
Je ne me force plus à terminer un livre, mais c’est récent (l’année dernière, je crois), et il faut qu’il soit vraiment pénible ^^ mais c’est libérateur de le faire, je reconnais.
Je suis impressionnée par toutes les implications de ce verbe, tout ce qu’il ouvre, permet, pose, range. Ancre. Je voudrais le souhaiter à tout le monde ! On passe à côté d’une part de nous-même, hors création. J’en prends seulement conscience. Je suis ravie de partager ce sentiment avec toi 🧡
Au plaisir de te lire, te rencontrer entre les mots et les photos 🙂
Ambre, je te souhaite une très belle année 2026, la plus douce et sereine possible ♥
J’espère que tu continueras à venir partager tes écrits car, même si je ne suis pas toujours régulière, j’aime beaucoup te lire et passer ici. J’aime beaucoup ta rétrospective en images, bravo pour tes lectures et tes dessins, 50 c’est malgré tout super bien car j’imagine que tu y passes du temps.
Je te souhaite une très belle et douce année également, qu’elle t’apporte de la paix et de l’amour ♡
Merci pour tes mots <3
Pour les dessins je ne l’ai pas précisé mais ça m’a tout de même permis de progresser dans l’étude des corps, c’était malgré tout positif 🙂