Tout d’abord, avant de parler de ces partages de sites : désolée pour les quelques personnes abonnées par mail et qui ont reçu tout un tas de tests. Pour vous ça fonctionnait mais le fil RSS (au moins du côté de Feedly) était totalement cassé (depuis 2 à 3 semaines, mais je m’en suis aperçu dimanche). Beaucoup d’heures, de code, de ratages (même les mails ont sauté à un moment, à priori c’est réparé également), ce fut saoulant. Le code, ça m’a plu d’en faire il y a dix ans, maintenant je considère que j’ai une vie et autre chose à faire, donc.
Il semble que ce soit revenu, que j’ai réussi (mais comme il y a eu un décalage temporel dans le bon fonctionnement, je ne sais pas laquelle des deux dernières options ont fini par être efficaces), dans le doute je ne touche plus à rien. Au moins les huit derniers articles ont fini par être envoyés, c’était le but.
Place à la suite.
J’ai regardé et écouté tout un tas de choses ce mois passé, et je me/vous laisse ici ce qui m’a parlé. J’en ai sans aucun doute oublié beaucoup, puisque je n’ai pas pensé à les mettre de côté et que déjà, le mois s’est effacé dans tout son déroulé. Mais enfin, en voici des intéressants :
Podcasts
Je suis extrêmement sensible aux voix, j’écoute du coup assez peu de podcasts. Mon esprit s’échappe à la vitesse de la lumière (sans doute le TDA), la concentration ce n’est pas facile. Et certaines voix peuvent aggraver mon problème. Mais ici, j’ai adoré.
Rokhaya Diallo
La journaliste débute un nouveau format, En Bonne Voix – le pouvoir de la parole qui m’a bien plu, déjà dans son choix d’interviews. Ses questions sont pertinentes, ce n’est pas si souvent que j’apprécie ce type d’échanges. Ici, Océan, personne trans dont j’ai beaucoup aimé le discours, la voix calme. Je ne dirais pas « instructif » mais intéressant pourtant. Une belle personne.
Comme j’ai apprécié le format, je suis allée aussi écouter Meurice :
Et voici le lien vers Roger Badinter en colère dont il parle parce que celui sous la vidéo ne fonctionne pas (et en effet… il est impressionnant, au-delà même).
Sites
. Galerie du monde des insectes : il a l’air un peu obscur comme ça, et pas tellement ouvert à la discussion (je ne sais pas, il m’est très fermé, visuellement), mais il est sympa dans l’idée. En passant la souris sur l’icône œil, on a un aperçu avant de cliquer, bien pratique quand on cherche un insecte inconnu.
. Chants d’oiseaux : pour les identifier, c’est un régal (mais je crois l’avoir déjà partagé). Cet espace m’a souvent permis d’être certaine de la corrélation entre un oiseau et son chant.
. Silk : un site trop drôle, légèrement addictif selon l’état d’esprit (on peut changer la couleur, la symétrie, les spirales…)
. Mushroom Color Atlas : Ce site est un voyage. J’y passe un temps pas possible de temps à autre, pour le plaisir des couleurs (je sais, je suis bizarre mais cela m’apaise), faites l’essai c’est une dinguerie ! Je suis impressionnée par la large gamme de couleurs provenant des champignons, je n’aurais jamais imaginé un tel déploiement.
Merveilleux évidemment, pour les passionnés de teinture (et de palettes chromatiques).
Vous trouverez sur le site internet de l’artiste Jullie Beeler (à l’origine du projet) des photos très belles de champignons bien sûr, mais surtout de tissus teintés et brodés. J’ai tourné autour de son livre, je me suis dit que je le voudrais vraiment, je me suis dit que non le site suffisait, je suis retournée voir le livre, je l’ai trouvé venant depuis les États-Unis à un prix exorbitant, j’ai renoncé, j’ai respiré, je l’ai cherché ailleurs, je l’ai trouvé avec des frais de port à un prix raisonnable et je ne l’ai plus été, raisonnable, je l’ai acheté. Je ne l’ai pas encore signalé, mais mon anglais s’améliore et je n’ai plus peur de m’y confronter, je l’ai découvert il y a quelques jours avec un livre. Alors je me lance un peu plus.

Vidéos
. Virginie Despentes :
Sur l’affaire Grasset/Bolloré. Très intéressant. J’apprécie toujours autant de l’écouter (sa voix a vraiment quelque chose qui accroche mes pensées aux siennes).
. Santé :
La Doc m’a donné des exercices infaisables pour moi, elle n’a pas pris en compte le SED. Je ne le prends même pas mal, ce n’est pas son domaine (être généraliste, c’est être… généraliste). Mais comme elle m’a dit aussi « fouillez le net » c’est ce que j’ai fait, j’ai creusé les postures, les kinés, le yoga, les spécialistes du SED, les spécialistes du « je sais », les problèmes de hernies et de discopathies (personne n’a parlé d’en avoir trois en même temps), et j’ai découvert la vaste communauté santé, parfois autoproclamée, de YouTube.
C’est ainsi qu’à la suite d’une vidéo pour un exercice très simple sur mes cervicales, une prof de yoga que je ne connaissais pas m’a débloquée dans la foulée le cou, mais surtout la douleur irradiant dans le bras au moindre mouvement. Dix jours plus tard, je peux dire ceci :
. Au départ, j’ai dû refaire l’exercice plusieurs fois par jour, avec le temps une fois a suffi, puis moins, et petit à petit, avec toute une routine d’exercices trouvés sur YT, la douleur a reflué vers quelque chose de très raisonnable.
. La nuit je ne me réveille qu’une à deux fois, ce qui implique que je DORS de nouveau.
. Je peux enfin me servir de mon bras gauche, et je n’ai plus que trèèèès rarement une douleur brutale atroce pour me rappeler à l’ordre.
. Je n’ai plus envie de sauter d’une fenêtre ni me frapper contre un mur, je suis en train de récupérer une vie. Ça, et les nouvelles lunettes, mais c’est un autre sujet ; tentative réussie de (re)définir les contours de ce corps.
La vidéo qui m’a aidée :
. JKR
Un soir(le 19), je regarde la dernière vidéo de Tipoui et j’en pleure. De colère, de rage, de panique, sans doute, surtout. J’en savais un peu, très peu, sur la transphobie de JKR, peut-être parce que je ne suis plus sur les réseaux sociaux l’essentiel m’avait échappé. Je suffoque sur l’avenir, sur cette femme qui me terrifie et sur ce monde inhospitalier qui met de l’argent dans la destruction des autres. C’est en colère que j’attrape chaque livre, en français, en anglais, chaque DVD et que je les expulse de ma bibliothèque, laissant un trou béant sur les étagères que je m’empresse de combler autrement, j’efface leur trace, l’existence même de ce qui était là. LeChat fait un calcul rapide (les livres en français ont été achetés d’occasion et ne comptent pas), on a mis, si on ajoute les places de cinéma, quelque chose comme 300 € dans la machine à tuer des personnes trans (ne me demandez pas d’être modérée).
J’envisage un temps de revendre tout ça et de donner l’argent à Tipoui. Fun fact : c’est inrevendable. Le marché est déjà inondé. J’envisage alors de lui donner ces 300 € arbitraire, une histoire d’équilibre dans les forces en jeu (tout le monde ne peut pas y mettre 1 million). En saignant un peu le budget, c’est faisable, en prenant sur la cuisine sinon. Nous avons fini par trancher, nous avons réduit le don à la moitié ; ce qui a pesé dans la balance, ce sont les élections de 2027 et le risque de voir les droits trans explosés. Et donc de devoir payer nous-mêmes les opérations des filles (actuellement, dixit le Doc de l’une, ça approche les 15 000 €).
Bref… si comme moi vous étiez passé à côté de l’ampleur du problème JKR (en ce qui me concerne, par manque de fréquentation des RS), voici une explication et une autre :
Séries et films
J’ai globalement oublié ce que j’ai regardé, ma tête est une passoire prise par d’autres choses. Je me souviens juste de ce qui suit :
. Arthdal Chronicles : j’ai arrêté très vite, j’ai trouvé ça mal joué et sans intérêt. Mais elle semble très appréciée, même si je n’ai pas compris pourquoi (les goûts, les couleurs, tout ça).
. Petit ovni venu par Kira : Shadows House, adaptation d’un manga (visionné en VOST, ce qui ravit LeChat dans son apprentissage du japonais).
La famille Shadows n’a pas de visage, elle n’est qu’une ombre qui parle sans aucune expressivité émotionnelle. À son service, des « poupées vivantes » sont fabriquées pour combler ce manque et devenir leur double expressif, et nettoyer la suie que ses ombres génèrent. Cette maison cache évidemment plus d’un secret, et c’est là tout l’intérêt.
Il m’a fallu deux épisodes pour accrocher et prendre plaisir à la regarder. C’est bien sûr assez proche de la culture japonaise/manga côté réactions (un peu pénible parfois), mais elle est sinon très bien pensée. Bien qu’il y ait déjà deux saisons, elle est à peine entamée par rapport aux livres, et donc la frustration de ne pas avoir la suite est grande. Et ce malgré un ratage de la deuxième saison, qui a perdu largement en crédibilité (le manga sans doute aussi ?) tant c’est n’importe quoi sur les premiers épisodes (ensuite, c’est de nouveau équilibré).
Bref, je me suis trouvé les scans, je vais la continuer comme ça.
Le trailer n’est pas formidable, mais il n’y a que ça.
. Une autre série, En thérapie
Sur Arte il y avait la saison 2 que mon mari a visionné sans moi (qu’il a adorée), et quand je suis rentrée j’ai cherché la première, afin de la voir dans l’ordre. C’est assez perturbant parce que nous avions déjà vu la série américaine « En analyse », et l’une comme l’autre s’inspire de la série israélienne BeTipul (c’est une série poupée russe, à ce stade, tellement elle a été adaptée). Et mine de rien, l’américaine et la française sont très proches, il n’y a que le contexte qui change et un personnage en plus.
Saison 1, nous sommes juste après les attentats au Bataclan et tous les traumas à la suite. Série intéressante, bien jouée (mais je n’ai pas visionné la fin, encore). Ce qui m’interpelle, c’est ma capacité à rejeter en bloc l’ado qui me crispe atrocement (sans raison autre que la regarder) jusqu’à ce que je me souvienne : dans la série américaine elle m’avait crispée aussi, pour la même raison. Son histoire. L’inconscient ne nous lâche jamais.
« Quand on vient consulter c’est qu’on a quelque chose à dire, et quelque chose qu’on ne veut pas dire »
. Suzume
Animé japonais à l’ambiance assez calme, très visuel, sombre aussi. C’est un récit qui navigue entre l’espace, le temps et la mort. Il aborde les tremblements de terre ou encore le tsunami de 2011 par une dimension fantastique. L’animé est sans surprise, parfois confus, et peut-être un peu long, mais de qualité sur le plan esthétique.
Histoire : « Dans une petite ville paisible de Kyushu, une jeune fille de 17 ans, Suzume, rencontre un homme qui dit voyager à la recherche d’une porte. Décidant de le suivre dans les montagnes, elle découvre une porte délabrée trônant au milieu des ruines qu’elle décide d’ouvrir… »
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