Silence
Le silence recouvre octobre, lumière dorée et oiseaux noirs en équilibre. La faute à ce livre, Ce que Cécile sait. J’ai écrit ce qui pouvait l’être, ce qui voulait bien peut-être, mais je n’appuie jamais sur l’envoi ; cela ressemble à une lettre non envoyée-jamais-reçue alors qu’il ne manque rien, ni destinataire ni timbre. Es-tu la bonne personne.
C’est comme d’habitude, ce que je ne dis pas cherche à se frayer un chemin malgré moi. C’est là, sans l’être.
Je vais le résoudre dans le non-partage, il semble.
Ou plus tard.
Je crois, je suis la fille la moins courageuse de toute la planète (pour l’univers, je n’ai pas cette prétention, encore, mais je songe à prétendre au titre).
Ci-dessous, dans le désordre chronologique.
❦
Parfois, nous visitons. Nous partons en amoureux, on abandonne la charge mentale, les adoes, les tracas, les choses à faire. Cette fois, nous étions avec Chouette. C’était avant notre tempête, avant que le quotidien devienne un peu plus chaotique et de devoir arracher de quoi respirer. J’avais pourtant déjà beaucoup besoin de sortir, de découper les heures avec autre chose et LeChat m’a sortie de là, comme souvent. J’ai plongé dans un village où se mêle la nature et les pierres, les arbres et les humains, pour un court voyage post-orages ; la verdure a explosé comme si jamais nous avions eu quatre mois sans eau.
















Le village, contrairement à ce que mes photos pourraient laisser penser, n’est pas que nature, figuiers, pierres, et ruines. Il est un savant mélange de médiéval et de village restauré, à côté de bâtiments abandonnés. Il est habité, mais aussi très visité ; il a son office du tourisme, une lieu dédié à la figue (on comprend pourquoi), des expos de photos. L’été il est très animé et le parking est alors impraticable. C’est juste que j’ai choisi de n’en montrer que cet aspect.



Une sortie qui faisait tellement de bien au milieu de cette ambiance morose, compliquée, difficile socialement. Je me suis coupée, tout ce mois, des informations trop anxiogènes que je ne gère plus du tout. A la place, je me suis plongée dans la nature lorsque c’était possible.
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