Longue liste de films et séries en tout genre
– envie soudaine de regrouper au même endroit ce que je regarde,
que ce soit seule, en couple ou en famille (attention, ce sont des adoes pas des enfants).
Je ne donne pas une indication de quoi est regardable pour qui, juste de ce que nous, nous avons fait.
Liste commencée le 23 septembre 2025
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The Newsroom (série), saison 1, 2 et 3 (2012)
Date : 28/10/2025 au 10/12/2025
Recommandée par : le hasard
Visible sur : HBO – vu en VOSTFR
Regardé : en couple
Résumé rapide
Un présentateur TV qui ne dit jamais un mot plus haut que l’autre pour être certain de plaire à tout le monde, sort soudain de sa réserve habituelle (pour sortir le monologue le plus intéressant des trois saisons réunies). Mis en vacances forcées pendant 15 jours pour apaiser le scandale qu’il a provoqué, il revient et découvre qu’il a une nouvelle productrice, que son JT devra dorénavant s’intéresser aux faits et ne plus se fixer sur l’audience : faire du vrai journalisme. Et la productrice est son ex (évidemment, ai-je envie d’ajouter).
Il va leur falloir non seulement produire un bon journal avec de bonnes analyses (quel que soit le camp politique), mais aussi voire surtout, en subir les conséquences (car qui soutient les chaines de télévision ? Les multimilliardaires, et ils n’apprécient pas).
Le tout sur fond d’évènements politiques qui ont réellement eu lieu, entre 2010 et 2012.
Avis
Ce qui va suivre risque de laisser croire que je m’y connais en politique américaine, rien ne serait plus faux. Je serais bien incapable d’en parler. Tout au plus, je peux désormais suivre une conversation qui aborderait le sujet.
Il nous a fallu plusieurs minutes pour nous rendre-compte que nous l’avions déjà visionnée il y a une dizaine d’années, pourtant la revoir m’a apporté un regard neuf sur la politique américaine que je n’avais pas à l’époque. On avait peu compris les enjeux et les sujets traités.
Mais elle peut être pénible à regarder, pour deux raisons :
1) la vitesse de parole des protagonistes (elle frôle le mur du son tant ils veulent en placer) : leur logorrhée est inarrêtable, hystérique et ultra-lourde. Mais là il faut bien reconnaître que les dialogues et les monologues sont parfois impressionnants, comme le discours de l’entrée du premier épisode qui est absolument fascinant. On se retrouve avec un défaut qui peut à l’occasion être une réussite magistrale.
2) le fait qu’on n’y comprenait pas grand-chose. Le réalisateur a créé une série pour les américains, ceux qui suivent à la TV les moindres faits et gestes de leurs politiciens. La série s’adresse inévitablement à une certaine population et le non-américain n’en fait pas partie (et on repassera pour « l’Amérique, le meilleur pays du monde »). L’exportation mondiale de la série est de fait, peu évidente. Et en ce qui me concerne, je ne connais pas du tout leur politique. Connaissais, devrais-je dire aujourd’hui. J’ai été bluffée de réaliser que cette fois (contrairement à il y a dix ans) je ne nageais pas mais qu’au contraire j’avais la plupart des références. Pas toutes. Mais vraiment beaucoup. Je me suis donc retrouvée à expliquer beaucoup des situations ou des partis politiques ou assimilés, tel le Tea Party à LeChat qui lui, contrairement à moi, n’a pas eu le temps de lire beaucoup avec 50 h de boulot par semaine ; il a donc sélectionné ses lectures, et c’est entre autres sur le colonialisme qu’il s’est instruit en creusant à la cuillère (jamais à moitié, cet homme). Et donc j’en sais davantage. Oh bien involontairement pour ma part, d’ailleurs : je me documente énormément sur le réchauffement climatique et tout est lié à lui. On ne peut pas lire des livres sur le sujet sans parler politique et particulièrement américaine, et donc du Tea Party, qui crie au complot et refuse de croire au réchauffement climatique qu’ils qualifient d’invention (particulièrement que les humains en seraient à l’origine). Entre autres. Ils sont également pour la peine de mort, contre l’avortement, contre le remaniement de leur système de santé (ce qui pourrait pourtant sauver des vies), racistes, et j’en passe. De manière générale, ils considèrent que tout ce qui ne vient pas de leur propre parti est un complot (les scientifiques, donc, mentent).
Je regarde forcément la série avec un énorme intérêt, cette fois.
Un matin, je lisais justement Le syndrome de l’autruche de George Marshall et comme c’est tout de même bien autocentré comme ouvrage, j’ai continué d’avancer en politique américaine pré-trump. Pas joli. Mais là où je me suis bien amusée (oui enfin toute proportion gardée), c’est lorsque j’ai retrouvé entre les pages de ce livre, un passage de l’épisode 3 (saison 1) visionné la veille même, à savoir Bob Inglis écarté par le Tea Party (qui a gagné la Caroline du Sud) lors des élections de 2011, il a perdu pour avoir parlé d’écologie. La synchronicité de cet instant.
Cette série, si l’on sort des histoires à l’eau de rose ridicules disséminées, utilise la réalité politique de 2010 pour nous servir un monde où des personnes se sentiraient certaines de pouvoir changer les choses en informant correctement le public, en démontant les mensonges énoncés par des politiciens et en démontrant la dangerosité du Tea Party. Et la question que je me pose, moi, c’est comment ont-ils réussi à créer d’autres saisons après la première ? Ça a dû sévèrement grincer des dents aux USA et particulièrement côté Tea Party (et vu leur pouvoir de nuisance, la question se pose). Ce qui explique sans doute la direction différente prise ensuite par la série.
Imaginez la même série de journalistiques TV intègres et pourquoi pas indépendants (là c’est un peu croire au Père-Noël à notre époque Bolloré mais essayons) qui se passerait cette fois en France, avec nos histoires de corruption, le démantèlement des progrès sociaux, les reculs effrayants de l’écologie vue comme du terrorisme par l’extrême-droite qui gagne du terrain à chaque respiration et tous les mensonges à démonter de notre gouvernement (on peut y ajouter les détournements de fonds comme celui (présumé) de Brigitte Macron, que les médias se sont empressés d’ignorer,… ça laisse rêveur) – le boulot.
C’est ambitieux. C’est un peu l’effet de cette série : c’est ambitieux. Je me demande si elle a eu un impact sur des américains (qui n’étaient pas déjà convaincus avant de regarder). Un peu envie de répondre globalement non, ils ont élu Trump, et deux fois. C’est tellement ambitieux qu’elle se vautre dans certains épisodes, remonte de temps à autre, puis nous sert les stupides histoires d’amour avec Maggie, un carnage. Les personnages parlent tous de cette manière saccadée, à mélanger boulot et vie privée pour reparler boulot et de vie privée, il faut suivre. C’est fatiguant. Heureusement, la politique sauve l’ensemble (si je pensais dire ça un jour…).
Par saison :
1 : très interessante
2. décline
3. remonte
Conclusion :
C’est une série à voir si l’on s’y connait suffisamment en politique américaine, sinon on se noie. Le décryptage est totalement désenchanté, réaliste, parfois facile, puis finalement non assumé, avant de remonter un peu. Il faut également savoir laisser de côté les histoires d’amour ineptes, et patienter un peu lorsqu’on est perdu dans ce qu’ils racontent : on rattrape toujours le train. Elle aurait pu être mieux réalisée, mais le concept n’était pas mal et concernait tous les pays, elle aurait pu avoir une portée plus universelle qui n’aurait pas fait de mal. Dommage que cela se transforme en leçon de moral, certains épisodes ou certaines scènes sont superbes.
Série inégale, mais intéressante.
Personnages préférés :
Je n’en ai pas vraiment.
Mais à choisir, ça serait Leona Lansing (Jane Fonda) parce que j’aime profondément l’actrice. Et de temps en temps Sloan Sabbith (Olivia Munn) pour son personnage neuroatypique (j’ai toujours un faible pour ses rôles-là). Neal Sampat (Dev Patel) est un bon personnage également.
Et puis Charlie Skinner (Sam Waterston), très classe (acteur qu’il m’a fait plaisir de retrouver après l’incroyable Grace et Frankie, avec la magnifique Jane Fonda).
Ah non je reviens sur ce que j’ai dit : j’adore l’avocate Rebecca (Marcia Gay Harden).
Je tiens à dire à ajouter que j’ai détesté Maggie puis Jim. Je crois que le réalisateur ne sait pas du tout gérer l’intime.
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The Pitt (série), saison 1
Date : 18/10/2025 au 27/10/2025
Recommandée par : le hasard
Visible sur : HBO – vu en VOSTFR
Regardé : en couple
Avis
J’ai toujours apprécié les séries médicales, et ma toute première, inégalée, fut Urgences. J’ai apprécié une bonne partie de Grey’s Anatomy ou de Scrubs, et adoré pratiquement tout de Dr House, avec une certaine lassitude en toile de fond en avançant dans l’une ou dans l’autre. Honnêtement, j’étais prête pour The Pitt. Ici on oublie toutes les autres séries sur le sujet, plus lissées, avec un côté « parfait » très Hollywoodien, complètement absent (merci). On oublie les histoires d’amour et on entre aux urgences. On se rapproche de ce qui pourrait être une véritable journée dans des urgences surchargées, sacrifiées à la rentabilité, comme on peut en avoir partout désormais. C’est sincère, réaliste, bouleversant ; intime.
La jolie surprise fut d’y découvrir Noah Wyle, le Dr Carter dans Urgences, avec une trentaine d’année de plus. Cet acteur m’impressionne, son craquage m’a mise en apnée – peut-être parce que je tiens par des bouts de ficelle, en ce moment. Il a d’ailleurs reçu un Emmy Award du meilleur acteur pour son rôle, franchement mérité.
La série de 15 épisodes retrace une garde entière, une épisode par heure, temps réel, d’un service d’urgences à Pittspburgh (= the Pitt). Le casting est assez impressionnant, juste jusque dans son aspect inclusif côté personnages. Une infirmière est voilée, une interne est sur le spectre autistique mais semble complètement l’ignorer, une autre cache une vie terrible derrière une arrogance blessante, les personnages les plus solides peuvent s’effondrer, deux infirmières parlent dans leur propre langue, … Les acteurs parviennent à rendre crédible le vécu de cette garde comme de leur rôle, dans de belles performances. Ils sont humains, complexes, sombres et lumineux, essentiellement imparfaits.
Mais finalement ce qui m’a le plus touchée, c’est la place de la bienveillance à chaque instant. Une personne dérape, elle s’excuse. Le médecin en chef recadre, déploye beaucoup d’énergie à ce que chacun se sente à sa place. Il pouvait y avoir du sang partout, cette bienveillance sous-jacente était apaisante. Cela mettait d’autant plus en évidence ceux qui ne l’étaient pas.
On sent que nous sommes dans l’après Covid (thème lui aussi traité). Le sujet de l’hôpital se renouvelle, devient très vite politique : au-delà de recevoir et soigner des traumas, blessures et autres chirurgies, on avance en terrain miné. On baigne tout de suite dans les coupes budgétaires, le manque de salariés et donc de soignants, le manque de lit, la surcharge des patients qui attendent plus de sept heures, le ras-le-bol de tous les côtés, les tensions qui montent, la déconnexion totale des administrateurs, l’obsession pour la rentabilité, la pertinence ou non des vaccins.
Quelques défauts parsèment les épisodes, malgré tout. Il nous est arrivé de chercher la blouse, le masque. La perçeuse qui est reposée comme ça, après avoir servi sur un objet au lieu d’un patient. Les mêmes sujets ont été exploités dans bien d’autres séries (et pourtant, quel brio). C’est également très américain, et pourtant facilement transposable à notre système de santé, malheureusement, ne serait-ce que parce que la couverture sociale n’étant qu’à peine évoquée, on ne voit pas la différence avec la France (si c’est volontaire, c’est très bien pensé). Autre point pouvant être dérangeant pour certains, c’est cru. On ne nous épargne rien, les blessures sont en gros plans, les cuters coupent la peau sous la caméra, on voit les os, le sang, les éventrations comme les accouchements : il n’y a pas de filtre. Personnellement je trouve que ça en fait toute la force de cette série, mais je comprendrais qu’on me dise « ça ne va pas être possible ».
En résumé, une série qui vaut d’être vue. J’attends la saison 2 avec impatience (sortie en janvier 2026, normalement).
Et mon personnage préféré, Dr. Melissa King (Taylor Dearden). J’ai également adoré Dr. Michael Robinavitch (Noah Wyle). Je ne peux pas lutter contre l’identification de ces deux personnages (pour des raisons différentes).
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The White Lotus (série), saison 3
Date : 09/10/2025 au 17/10/2025
Recommandée par : Eliness
Visible sur : HBO – vu en VOSTFR
Regardé : en couple
Avis
On continue notre plongée dans les couples en crise et les familles dysfonctionnelles, que l’argent n’épargne pas voire enfonce complètement. La famille principale est d’ailleurs incroyable de réalisme, naviguant entre névroses et anxyolitiques, entre spiritualité et vanité entrâvant la première, entre alcool et drogue (aux conséquences terribles ; un chemin que le réalisateur n’hésite pas à prendre évidemment, particulièrement dérangeant évidemment, avec un meilleur résultat que les deux premières fois, même si là encore, comment te dire que c’était moche là où ça n’avait pas besoin… mais c’est quoi le problème de ce réalisateur, sérieux, trois fois ce n’est plus un hasard mais de l’acharnement). La détresse du père est remarquable, profond respect pour l’acteur et ses regards hagards. Petit passage jouissif et extraordinaire de cette jeune fille qui veut se rendre dans un monastère, critique sa condition sociale avec mépris et se retrouve le nez dans ses contradictions avec une lucidité confondante de tristesse.
Nous retrouvons un personnage que nous pensions classé, et un autre que nous pensions inaccessible, les deux naviguant avec une grande maitrise dans leurs histoires respesctives (bien que trop lentement dans les débuts des épisodes). Intéressante conclusion et perspective de ce que l’argent peut mettre en avant de nos choix, à se demander où se situe l’éthique et l’importance ou non de son existence. À se demander, surtout, le choix que nous ferions et peut-être, peut-être, vaut-il mieux ne pas se poser cette question-là si on ne souhaite pas se décevoir soi-même.
Un autre couple dont l’un est plus âgé que l’autre, déploie son intimité et ses failles. Lui, dépressif noyé dans son passé et déchiré par un sentiment de vengeance, elle éternelle positive cherchant à l’en extraire, que leur amour l’un pour l’autre tente de sauver du marasme ambiant. J’ai beaucoup apprécié sortir du cliché « différence d’âge synonyme d’appât du gain », par ce couple et quelques autres en périphérie. J’ai adoré l’actrice, ses grands yeux naïfs, son côté perché et pourtant tellement terre à terre, intégralement tournée vers l’homme qu’elle aime lorsqu’il en a besoin, mais qui sait aussi vivre sa vie et se préserver. Même si.
Du côté du personnel, nous tombons dans l’envers du décor depuis ceux qui n’ont pas tout cet argent, ce pouvoir ou encore la célébrité, mais le voudraientt bien et se débrouillent avec leur morale, leur miroir ou les aléas.
Reste le trio d’amies, qui m’ont fait si mal. J’ai mille fois pleuré comme Laurie parce que les autres du groupe médisaient, mille fois souffert d’amitiés qui n’en étaient pas, mille fois je suis restée à l’écart. Comme elle parfois, je l’ai fait seule parce qu’à quoi bon lutter (ce qui n’aide tellement pas à l’intégration). Comme elle, cette sensation de moins valoir que les autres, d’être toujours moins quoi qu’on fasse. Nous sommes sur une une vision assez rude de l’amitié féminine, fine et hypocrite (est-ce que l’argent corrompt à ce point l’amitié ? Bien possible), qui n’est pas la mienne, ce qui m’a valu de naviguer entre reconnaissance émotionnelle et rejet violent de ce qu’elles en font. J’ai détesté leur jugements les unes sur les autres, pas une pour relever l’autre (je n’en suis pas exempte, mais je n’assume jamais quand cela m’arrive et m’en excuse ensuite). Beaucoup de justesse là encore, dans les rapports qui se creusent et ce qu’on essaye de sauver, malgré tout. J’ai apprécié leur dénouement, à elles aussi. Mais surtout, j’ai été émue par le monologue de Laurie (Carrie Coon), remarquable de lucidité. Soulageant de lucidité.
La conclusion de la saison m’a paru moins équilibrée que les deux autres, bien qu’inévitable. Je l’ai trouvée prévisible cette fois : j’avais compris les ressorts et je n’ai donc eu aucune surprise à la fin (sauf un concernant la grande famille, que je pensais classé et qui ne l’était finalement pas, qui m’a paru presque hypocrite dans ce « au moins la famille »). D’avoir tout deviné, jusqu’au garde, était un peu décevant (la série m’a habituée aux retournements de situation soudains, je crains).
Nuos avons passé un bon moment, et préféré la saison 1 (même s’il est impossible de faire réellement la moindre comparaison). Celle-ci reste meilleure que la deuxième, dans l’esthétique superbe retrouvée comme dans les intrigues placées, ou encore les personnages bien campés qui sont impressionnants de justesse.
L’ensemble est une bonne série, qui ne condamne jamais aucun comportement et ne fait que les faire émerger. Sa conclusion globale, de ce que j’en ressens, est que la violence est partout et maitrise le monde plus sûrement que l’argent qui ne lui est qu’un tremplin bien pratique, inestimable, imparable. L’impact de l’argent sur le mental est tellement bien démontré, on est heureux pour une courte durée de ne pas en avoir. De courte durée, car cette belle étude de l’humanité côté ultrariches crée des personnages si réalistes que ça en fait mal, à être profondément un écho à nos propres défauts. Parce que finalement, ce qui en ressort c’est que la distance entre eux et nous est plutôt fine dès lors qu’on se retrouve à s’identifier d’une manière ou d’une autre à un personnage, une situation ou une histoire. Le malaise est garanti.
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The Gilded Age
Date : 16/10/2025
Recommandée par : j’ai pioché au hasard sur HBO
Visible sur : HBO – vu en VOSTFR
Regardé : seule – abandon après deux épisodes.
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J’avais vaguement en tête Downtown Abbey lorsque je l’ai entamé, ce qui fut vite confirmé par le scénario : on voit la vie chez les riches bourgeois et le personnel du bas (littéralement du bas de la maison). La comparaison s’arrête là : il n’y a pas d’histoire où disons qu’elle n’est pas intéressante, il n’y a pas de personnages attachants, les décors font factices, les acteurs ne semblent pas à leur place. C’est le pire, je crois, les acteurs. Le casting est très bon, pourtant tout le monde semble mal jouer son rôle. Tout est faux sans qu’il soit possible de vraiment pointer du doigt quelque chose en particulier. Juste, on n’y croit pas.
On passera sur le fait qu’il est difficile d’accepter qu’il puisse y avoir une vieille aristochratie installée (en cent ans). Créer un Downtown Abbey à l’américaine, rien d’évident j’imagine, mais je pense que ça tient finalement surtout aux acteurs mal dirigés et au manque de substance voir d’absence totale d’intrigue. Etonnant vu que je me suis aperçue, après recherche, que le créateur de ces deux séries est le même. Mais il est possible j’imagine, que j’ai abandonné trop vite ? Tout n’est pas à jeter dans cette série, je n’ai juste pas été happée.
Petit clin d’oeil à la présence de Carrie Coon, que je viens de quitter dans The White Lotus (saison 3) ^^
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KPop Demon Hunters
Date : 10/10/2025
Recommandée par : Eliness
Visible sur : Netflix – vu en VOSTFR
Regardé : en famille
Avis
J’avais sur cet animé un à priori fortement négatif, qui venait de notre grande ado.e (dont une amie lui avait dit que c’était nul) ainsi que de la bande-annonce pas merveilleuse. Partant avec l’idée que ce serait sans doute une catastrophe, j’ai été agréablement surprise par l’étonnante frénésie et combinaison des combats, des chorégraphies, des chants, des personnages. C’est délirant mais totalement assumé et finalement c’est exactement la raison de sa réussite : ils ne se prennent pas au sérieux. Que ce soit les chansons ou les dialogues, c’est drôle. Peu importe ce qu’on peut penser de la K-pop, l’animé s’en sort très bien, ça fonctionne. Les chansons et chorégraphies servent réellement l’histoire, tout est pertinent. C’est un travail soigné, hyper coloré dans un style pétillant.
Les points négatifs ne manquent pas, c’est certain. À commencer par la première scène pleine de nourriture ingurgitée qui m’a donné envie de vomir (heureusement la seule présente). L’histoire est basique, les chansons sont faites de paillettes (et pourtant elles font leur effet sans problème, musique entrainante bien calibrée). Les clichés s’enchainent au point que je n’ai plus su dire si c’était volontaire (punaise la taille du mec par rapport à la fille, c’est à pleurer de rire). L’animé valide un peu trop l’univers de la k-pop (l’exploitation en filigrane sans aucune vie privée ni pause et avec le sourire merci) (non mais vraiment, ce monde de rêve vendu, ça fait mal), le méchant est très méchant, le sacrifice est exaspérant. Elles sont trois mais une seule est réellement mise en avant (un petit côté faire-valoir pour les deux autres, bien dommage). La même du côté du boys band, en dehors du chanteur principal, personne n’existe. Et le scénario donne envie de lever les yeux au ciel régulièrement, c’est convenu, facile. Mais va comprendre, ça fonctionne. Les messages, sans être incroyables et même carrément pas subtils, sont tout en même temps touchants et pertinents.
En résumé : ça aurait pu être un fiasco, mais pas du tout, nous avons passé un bon moment parsemé de rires.
Mon personnage préféré : l’oiseau ^^ (et le tigre, la première fois qu’on le voit)
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The White Lotus (série), saison 2
Date : 03/10/2025 au 09/10/2025
Recommandée par : Eliness
Visible sur : HBO – vu en VOSTFR
Regardé : en couple
Avis
J’ai préféré la saison 1 pour plusieurs raisons. Celle-ci met du temps à s’installer, les personnages sont moins passionnants, les corps bodybuildés sont un peu lassants à la longue, et je n’ai pas retrouvé l’esthétique incroyable de la filmographie première (il est aussi possible que la Sicile me parle moins, telle que montrée en tout cas). Même si c’est très bien filmé (la narration visuelle est toujours autant un régal), même si les corps sont magnifiques, il a manqué cette pointe d’humour caractéristique de la série, et surtout une vue plus profonde, plus incarnée, du personnel (plutôt inexistant ici). Il était sans doute impossible de rivaliser avec le maitre d’hôtel de la saison 1, ils n’ont même pas essayé ici.
On approche ce petit monde privilégié par un angle sexuel, le désir, les crises de couple, les frustrations, le pouvoir du sexe, ce qu’on accepte ou non, les conditions qu’on pose, les yeux qu’on ferme ; au point que Lucia, prostituée, a plus ou moins le rôle principal tant elle tourne autour de quasiment tous les clients. Il a manqué une consistance sur tous les premiers épisodes. Lors de la seconde partie, quelque chose se libère, l’intrigue se recentre, les personnages évoluent, la psychologie est de retour : un fil conducteur apparait. Il y a ce père qui me touche dans son gouffre sexuel, Valentina (qui m’exaspérait) me fait basculer dans un regard plus tendre, Daphne (Meghann Fahi) est absolument magnifique et touchante. Tanya (personnage de la première saison) s’ancre de nouveau dans la série : les choses s’accélèrent, et ça fait du bien. La conclusion est d’ailleurs très réussie pour ne pas dire magistrale (petit clin d’œil à des passages du début qui nous reviennent une fois le visionnage terminé, c’est excellent), et j’aime être aux antipodes des fins hollywoodiennes. Même si je regrette, entre autre, que dans les deux saisons, les homosexuels soient une cible sur une pente savonneuse. J’espère que le scénariste n’a pas réitéré dans la saison 3…
Reste ce petit plaisir, la série tape sur tout le monde et nos parts d’ombre sont efficacement mises en lumière.
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Hazbin Hotel (série, non terminée)
Date : 03/10/2025 à 08/10/2025
Recommandée par : Kira
Visible sur : Amazon Prime (série) et youtube (film, ou épisode 0 en français ) – vu en VOSTFR
Regardé : en famille, mais série difficile ; attention, épisode 4 trash (sexe, viol, entre autre)
Avis
Crée depuis un petit studio de passionnés (pour le film, avant d’être reprise par un studio plus gros pour la série), cette série haute en couleur, déjantée, vulgaire, bordélique voire un peu maladroite sur le film, revisite le paradis et l’enfer. L’engouement fut tel lors de l’épisode zéro, des fans l’ont doublé (qualité parfaite) en français, puis en japonais. La série assume complètement les sous-entendus (et ceux qui ne le sont pas) sexuels, la vulgarité est ultra présente et pourtant dosée efficacement, la religion est équilibrée juste comme il faut, légère, décalée, wtf. Je ne suis pas remise d’Adam. Ils arrivent à rendre flou la frontière entre le bien et le mal, le noir et le blanc, l’amour et la haine. Le sens moral s’installe où on ne l’attend pas, le danger est partout. Certains personnages font un peu mal, tous sont portés par une esthétique et une profondeur intéressante. Leur mal-être puissant questionne plus d’une fois leurs relations, bouscule.
Coup de cœur personnel pour Angel Dust et Alastor.
Complètement jouissif, malgré un choix penchant du côté de la comédie musicale qui peut surprendre (là aussi, parfaitement maitrisé).
Une série irrespectueuse et géniale (et pourtant de temps en temps ils chantent ! Excellente, je vous dis).
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The amazing digital circus (série, non terminée)
Date : 24/09/2025 à 28/09/2025
Recommandée par : Kira
Visible sur : Youtube –
Regardé : en famille
Avis
Animation indépendante, ce qui n’étonnera pas, pas du tout pour les enfants (ce qui n’étonnera pas non plus). Déjanté, coloré à l’excès, grotesque, enfantin trompeur, étrange, bizarre, psychotique, malaisant, liste non exhaustive. Glaçant, très souvent. Les personnages sont incroyables, précis et inattendus : des personnes coincées dans un jeu vidéo parfois depuis longtemps, abîmées, qui tentent de survivre à l’enfermement comme… au reste. On ne sait pas pourquoi on continue, mais on accroche de manière sournoise à l’esthétique fantasque et les thèmes abordés l’air de rien. Le rythme nous laisse peu de temps pour digérer les images, les dialogues ou même ce qui se joue. Est-ce que quelque chose ne va pas ? En effet. Est-ce qu’on met le doigt dessus ? Miroir, miroir…
Coup de cœur personnel pour Gummigoo et Kinger, même s’ils sont tous attachants.
Photos et bande-annonce


Jumanji , Bienvenue dans la jungle (film)
Date : 23/09/2025
Recommandé par : le souvenir d’adolescence du premier volet
Visible sur : Netflix – vu en VOSTFR
Regardé : en famille
Avis
Le film ne vaudrait pas grand-chose sans son humour : on rit, il faut le reconnaitre. C’est sinon assez convenu, le méchant est très méchant (et stupide), ça aurait pu être mieux. Divertissant pour le côté jeu de rôle, le scénario qui tient la route, l’inversion des genres, la non prise au sérieux et cet humour occasionnellement décapant. Le film est léger, plutôt sympathique malgré quelques ratés, le casting excellent. On se croirait dans un jeu vidéo des années 2000, avec les PNJ assez bêtes, incapables de sortir de leur rôle.
En résumé, des adultes jouent des adolescents, c’est donc volontairement un peu ridicule (dommage), mais aussi drôle pour qui était un peu joueur à ses heures perdues.
Une parodie de Jumanji.
Photos et bande-annonce



The White Lotus (série), saison 1
Date : 23/09/2025
Recommandée par : Eliness
Visible sur : HBO – vu en VOSTFR
Regardé : en couple
Avis
D’une grande finesse. Le casting est impressionnant de justesse, servi par des portraits qui s’affinent d’épisodes en épisodes, des secrets qui émergent et font basculer les protagonistes vers leurs véritables démons intérieurs, une ambiance feutrée, luxueuse, où l’argent achète tout mais pas tout à fait. Les personnalités sont impressionnantes de connerie, de souffrance, de douce folie, de déséquilibre entre argent et bonheur affiché.
Petit coup de cœur personnel pour le maitre d’hôtel Armond et le jeune Quinn. Rachel m’a fait mal, elle a tapé pile dans ce qu’il s’est joué pour moi à une autre échelle que l’argent, et j’ai ressenti envers elle une grande vague de colère avant de m’apercevoir que c’était de moi qu’il s’agissait, c’était contre moi que j’étais en colère. Impressionnant comme l’air de rien, cette série remue. C’est avec un peu d’apnée d’ailleurs qu’on y cherche l’espoir, parfois, et puis soudain, Quinn. Et son regard sur la place dans le monde.
À tout cela on peut ajouter une esthétique extraordinaire, dont paradoxalement les vacanciers ultra-riches se foutent complètement. J’ai été emportée par cette photographie sublime, soufflée parfois dans ce petit côté contemplatif qui permet de respirer la beauté du monde qui ne leur parle tellement pas.
Un régal obscur entre ironie sous cortisone et mesquinerie névrosée.
Photos et bande-annonce

