Je n’ai pas parlé des conséquences sur mon corps, je n’en parle jamais assez, je le mets de côté comme j’essaye chaque jour de mettre la douleur à distance. Cette fois, je n’ai pas pu. J’ai ancré dans tout mon corps, chaque geste sur ma grand-mère. Un tendon a dû se distendre dans la main droite (je n’ai pas entendu le crac caractéristique de la déchirure) et je l’ai contenu avec les gants de liseuse, mais pour que ma grand-mère sente ma peau et non ce tissu un peu rêche, je le retirais pour lui tenir et caresser la main ou lui caresser le visage, selon de quel côté du lit je me trouvais, entre deux et trois heures chaque jour. J’ai souffert. Le bras avant gauche a développé une tendinite. Le dos a hurlé le long de la colonne vertébrale parce que j’étais mal assise. À ce jour, j’en garde encore les séquelles.
Mais qu’est-ce que je pouvais faire d’autre.
Le retour dans la voiture a été douloureux.
Paradoxalement, il y avait la douleur qui me pliait et une douceur sans bord ni limite qui m’enveloppait. Cela non plus, ce n’est pas facile à rendre à l’écrit. Absente, ancrée, consciente de la beauté des paysages comme rarement, accrochée à la vie comme je ne l’avais jamais été, quelque chose de l’ordre de la lumière.
Nous avons mangé notre repas de midi à 16 heures, quelque part sur un bord de route, dans la voiture. J’ai beaucoup parlé de ce qu’il s’était passé à LeChat qui avait été là d’un bout à l’autre et n’avait pas besoin que je lui en parle mais m’écoutait avec tout son amour. Et sa fatigue. Nous avons mis 6 heures, avec des cafés et des pauses qui me ralentissaient encore plus l’âme.
La semaine s’est calée sur cet apaisement et sur les douleurs. Mon beau-père a soigné la tendinite, elle se manifeste seulement si je fais l’idiote. Comme désherber le persil et les oignons perpétuels parce que j’ai l’impression que ça va. Alors que non, bien sûr que non il ne faut pas. Ne plus ressentir la douleur ne veut pas dire que c’est soigné, je l’ai toujours su, je n’en tiens jamais compte. Mais savez-vous comme c’est l’enfer d’être bloqué dans un corps qui ne peut pas vivre comme tout le monde ? Je suppose que vous en avez une certaine perception, pour certaines je sais. Dites-vous que peu m’est accessible, que je suis incapable de travailler, de sortir de chez moi et de ramener une paye, et que ça me blesse tout autant que la souffrance physique. La hernie s’aggrave, et tirer sur des herbes n’a pas arrangé la chose. Je me fatigue.
Quand ma tante Yanou m’a demandé comment j’allais et que je lui ai, en une phrase succincte pour ne pas lui faire de peine, expliqué comme je me sentais « bien », elle m’a répondu un peu blessée « comme pour tante-marraine ». L’une et l’autre, d’avoir assisté à ce passage entre vie et mort, nous a apporté un apaisement indescriptible. J’ai traversé pleinement l’agonie, je l’ai accompagnée, je l’ai laissé passer, il n’existe plus aucun secret sinon l’après et cela change tout dans le rapport au deuil ; je l’ai vécu.
De son côté, Yanou s’enfonce. Elle vit son deuil en profondeur, avec une grande marge de regrets et de souffrances. Cette semaine-là, je l’appelle chaque jour pour vérifier qu’elle s’en sort, pousse tante-marraine qui s’épuise à faire des démarches seule, à remplir les journées de sa sœur, au contraire, en lui confiant des tâches. Et j’ai peut-être raison, un jour elle me dit « je suis occupée, ça m’aide ». Je fais pour elle ce que ma tante n’a pas fait pour moi à la mort de ma mère ; prendre soin. Je ne sais pas pourquoi je le fais.
Au travail de LeChat, ils ont été adorables, comme toujours. Un collègue a pris sa garde du lundi 16, une garde toujours pénible parce que 14h/22h. Son boss l’a libéré le mardi. Il travaillait malgré tout le dimanche jusqu’à 22h (donc retour 22h20 à la maison, chanceux qu’il ne dépasse pas) alors nous sommes partis le lundi, très tôt, en prévoyant une large marge qui s’est fait dévorer par la fatigue, la neige, le brouillard et la circulation. J’ai fait des photos sans nous arrêter, elles sont un peu floues. Nous sommes arrivés à 13h32 à la cérémonie de 13h30 prévue à l’Ehpad, qui avaient eux-mêmes 15 minutes de retard ce qui m’a permis de souffler un peu.




#Cérémonies et enterrement
Il y a mes tantes, mes cousins et cousines, aucun conjoint hormis le mien, entièrement entre nous et j’ai cette phrase demi sourire triste « on ne se voit plus que pour les enterrements » que nous partageons d’un regard à l’autre. Étrangement je sens que la tonalité ici non plus n’est pas la même que pour la mort de ma mère, les liens entre nous sont plus serrés et ils m’incluent – et peut-être, c’était moi qui n’avais pas su être dans.
Nous retrouvons le prêtre, il incarne ce mouvement un peu perdu bancal pas stable installé dans nos cœurs, avec les prières adéquates et quelques mots trébuchés dans sa hâte, vieil homme parfaitement droit dans sa foi un peu froide. Il y a des résidents, des soignants, le directeur et même la psychologue, il y a ma grand-mère au milieu de l’assemblée et sa photo qui me fait mal. Lorsqu’il termine ses prières, le directeur parle d’elle et c’est doux, ce qu’il dit. J’aurais aimé savoir, un jour, pourquoi il dansait avec elle – et seulement elle.
Nous partons un peu vite parce qu’il y a ce retard à rattraper, qui n’aura bientôt plus aucun sens, confronté à un autre retard sur lequel nous n’aurons aucune prise. Les voitures se suivent d’une ville à l’autre jusqu’à l’église Ste-Anne, je me souviens de toutes les fois où j’y suis venue avec mes grands-parents – la superposition temporelle est toujours en cours. Alors que je suis toujours sereine bien que triste, la photo posée sur le cercueil me cloue le cœur et je me prends une vague de souffrance. Et puis une autre. Et encore une. Elles s’enchainent chaque fois que je pose les yeux sur elle, c’est éprouvant.
Derrière moi s’assoit le seul de ses frères à être venu. Nous nous disons bonjour du bout des vingt-cinq années qui nous séparent de la lettre dans laquelle je l’avais envoyé voir ailleurs si j’y étais avec très peu de délicatesse, à la mort de S. Entre mes larmes, je l’entends commenter la messe et il m’arrache quelques rires contenus. Comme ce moment où le panier pour la quête passe entre nous et je l’entends dire, bien haut dans le silence, « ah je n’y ai pas pensé, je n’ai rien pris. Il n’y a vraiment qu’à l’église qu’on voit encore circuler de la monnaie ! ». Il a ce côté irrévérencieux involontaire, cette non-contenance qui le fait déborder sans méchanceté dans les moments les plus improbables.
Ici aussi, le prêtre a vieilli. Lorsque j’étais petite, il avait dans les quarante ans. Il a 88 ans, maintenant. On pourrait penser que ses égarements durant la messe lui viennent de l’âge mais non, il était comme ça déjà, évaporé, à côté, dans son monde. Il chante donc toujours là où on attendait le silence, entraînant les bonnes âmes ne voulant pas le laisser seul dans ce raté et je rigole toute seule de voir ma tante-marraine s’agacer. Il venait manger à la maison régulièrement, parlait théologie et musique classique avec mon grand-père. Il a connu les oncles (prêtres influents) de ma grand-mère, l’un d’eux avait procédé à sa première communion lorsqu’il n’était qu’un enfant. Le monde est minuscule, si minuscule.
Il ne m’a pas reconnue, je ne me suis pas présentée.
À la sortie de l’église, le froid nous accroche les uns aux autres. Nous apprenons qu’il n’y aura pas la crémation ensuite, un retard pris le matin au crématorium n’a pas pu être rattrapé. C’est repoussé au lendemain 11 heures – nous aurions dû être sur la route. Catastrophée, tante-marraine pense que nous n’y serons pas mais je la rassure, nous partirons simplement plus tard. Est-ce si important de partir tôt.
Sur le parvis, je m’attends à m’ennuyer beaucoup et à rester seule dans mon coin comme pour l’enterrement de ma mère : le peu qui s’était déplacé m’avait ignorée (cela m’avait convenu, je peux le reconnaître, il était difficile d’expliquer que je n’avais aucune envie de pleurer). Nulle méchanceté dans cette mise à l’écart, je crois que c’était de la maladresse après 20 ans d’absence. Cette fois, il y a comme un rattrapage affolant. La meilleure amie de ma grand-mère (qui n’était pas là pour ma mère, ceci expliquant sans doute cela) a dans les 90 ans, elle se jette sur moi avec une joie communicative, elle est magnifique cette femme. Elle voulait tellement me voir me dit-elle ; « avant de mourir » n’est pas prononcé mais sur un fil entre nous qui lui coupe presque la parole. Je suis comme étonnée d’avoir manqué ne serait-ce qu’un peu. Je lui dois tout, à cette femme. À une époque où les mères-filles étaient rejetées par leurs familles, je n’ai dû de rester qu’à elle : elle s’en foutait elle, que la fille de son amie soit célibataire. Alors mes grands-parents nous ont acceptées. Je les ai connus, j’ai habité chez eux, j’ai été aimée parce qu’elle était suffisamment intelligente pour rejeter une norme sociale.
Elle est avec une de ses filles et je suis perdue dans les prénoms et les enfants de ses filles (absents), qui est qui, est-ce que c’est la mère de Lise ? De Bertille ? Je ne sais plus, j’ai peur de faire un impair alors je n’en parle pas – le regrette plus tard.
La deuxième fille se précipite vers moi, elle a le même prénom que ma mère. Son mari a un regard d’une pétillance folle, j’ai la sensation d’un lutin sautillant et je me souviens tellement de cet homme, ses yeux si remplis de rire. Pourtant on ne s’est vu qu’une fois, « tu avais cinq ans, on t’a gardé chez nous nous n’avions pas encore d’enfants et je t’ai appris à équeuter les haricots ! » et moi qui pensais que c’était mon grand-père ! Sa joie de me voir est si belle.
La troisième fille a la même joie, nous parlons un moment.
Ces trois femmes, je leur dois beaucoup à elles aussi. Lorsque la maison a brûlé en 1992, nous n’avons reçu aucune aide familiale. Certains frères de ma grand-mère ont dit que ma mère l’avait bien cherché, d’autres qu’elle avait dû mettre le feu elle-même. La période a été horrible. Nous étions sans toit, sans murs, sans vêtements, sans vaisselles, sans meubles, il n’y avait plus rien. Ce sont elles qui ont organisé un voyage avec un camion, elles ont fait le tour de leurs affaires, de leurs amis, et elles ont envoyé un camion et deux maris pour aider. Leurs enfants m’ont donné des centaines de timbres, elles avaient fait une collecte à leur école, pour relancer ma collection détruite (que j’étais prête à abandonner).
Je n’ai jamais oublié. Je n’ai pas su l’exprimer à l’enterrement, je le regrette. Cette reconnaissance qui m’habite depuis.
J’ai discuté avec l’ancienne voisine de ma mère, toujours aussi adorable, qui avait travaillé en son temps avec ma grand-mère, ainsi qu’une autre collègue. Celle-ci m’a soufflé presque tout bas, « nous sommes les dernières des Dames de France ». Elle voit la mort approcher.
Le frère de ma grand-mère est venu me voir aussi. Il m’a dit « tu es toujours aussi mignone » alors que je n’étais pas maquillée par crainte de laisser glisser des trainées noires et sans doute bien rouge d’avoir pleuré. Il est resté factuel, étonnamment, malgré un regard un peu hautain et m’a rapidement lachée pour discuter avec une autre personne. À peine avait-il fait trois pas hors de ma bulle que tante-marraine se jetait sur moi « ça va ? ça s’est bien passé ? j’étais prête à intervenir / vous séparer / t’arracher à lui si ça se passait mal ». Soufflée.
Comme Yanou dix jours avant elle, prête à mordre.
Je ne suis pas habituée. Elles ne m’ont pas habituée à me défendre.
Tout a tellement basculé dans nos rapports, je me demande ce qui bougera d’autres.
Ce qui tiendra.
J’ai revu d’autres personnes, avec moins de plaisir pour une. Je ne l’ai pas trouvée changée, la même femme richissime hautaine méprisante que lorsqu’elle était ma patronne et qu’elle était leur amie. Avant la dispute violente. Qu’elle soit revenue dans la vie de ma tante et de mon oncle m’étonne – visiblement, eux aussi. Lorsque je lui ai servi une part de tarte chez Yanou, elle m’a écrasée comme un insecte. La même personne, disais-je. C’est moi qui ai changé, un rire m’a échappé et elle a détourné la tête.
Lorsque les gens sont partis, mon cousin (son fils) m’a regardé longtemps, comme s’il voulait dire quelque chose mais sans y arriver. Tout est passé dans le regard, intense. Le connaissant, il ne le dira jamais. Petit je l’emmenais à la maternelle. Nos six ans d’écart ne comptaient pas, nous étions comme frère et soeur et puis. La vie. tu sais. Mais je suppose, l’enfance en nous subsiste.
Le repas chez tante-marraine fut le même que les précédents, avec un pas vers l’intolérance même familiale, surtout familiale ? Une jeune femme-adolescente m’est montrée en photo, elle m’est inconnue ; je ne connais que sa grande-soeur, il y a longtemps que j’ai perdu le fil de cette partie de la famille un peu éloignée que je ne voyais qu’aux mariages. Mon oncle sort « tout de même, elle fait homme », Yanou répond avec mépris « elle est guine, là c’est sa copine ». Son physique expliquait tout, elle en a pris pour son grade pendant cinq minutes et je me suis retrouvée tétanisée par la méchanceté gratuite pour une gamine qui n’a rien demandé. À quel moment je leur dis « mes filles sont trans » sans qu’on se fasse briser le dos et la nuque – et soudain je me pose la question de la hernie cervicale. Je suis bien capable d’en porter le poids, je le fais seule alors qu’il n’y a aucune raison à cela – sinon la peur pour elles.
Tante-marraine m’emmène dans une chambre, regarder les vêtements de mamie mais il est impossible d’en récupérer quoi que ce soit ou presque, ils sont tous marqués avec des étiquettes inenlevables. Les vêtements même neufs, sont bons pour la borne. Au moment où elle referme un placard, j’ai un sursaut. J’ai ma moitié d’une seconde pour réagir et je me précipite dans le gouffre entrevu. Je lui lance « mais tu as les Moki et Poupi ? », une bande-dessinée (ancêtre de Yakari, voire vol éhonté de son histoire) de mon enfance qui a appartanu bien avant à celle de mes tantes et de ma mère. L’histoire autour vient de prendre un tournant imprévu. Lorsqu’elles ont vidé la maison de mes grands-parents il y a 4 ans, j’ai demandé à les avoir. Personne n’en voulait ni même se rappellait de ce que c’était, ça. Je me souviens encore de tante-marraine qui m’a textuellement dit « je n’ai aucun souvenir d’avoir lu ça ». J’ai fini par les obtenir, j’ai réussi à les garder un mois. Elle m’a harcelée pour les récupérer, me disant que ma mère n’arrêtait pas d’en parler et les voulait, qu’elle ne savait plus comment lui dire d’attendre qu’elle les trouve. J’ai capitulé et les ai rendus, triste de cette perte qui me reliait à mon enfance chez mes grands-parents. J’ai pensé les récupérer à sa mort, tout naturellement. Mais dans son appartement, rien hormis un album unique, déchiré. Lorsque j’en ai parlé, dans cet appartement enfumé et glacé, tante-marraine m’a répondu « c’est bizarre, elle a dû les vendre ». Ce que j’ai trouvé très étonnant, elle adorait les vieilleries et souvenirs, elle y était très attachée. Mais quelle autre option pouvais-je envisager d’autre ? J’ai emporté l’exemplaire abîmé avec l’idée de tenter une réparation que j’ai repoussée jusqu’ici, tentant de lui faire prendre l’air afin d’évacuer la tenace odeur de cigarette.
Et je les retrouve là, chez elle, dans son placard. Une bande-dessinée dont elle n’avait aucun souvenir. Ca m’a rappelé l’histoire du canif, inconnu mais potentiellement à mon grand-père (ou à ma mère ?) pratiquement arraché de mes mains. Je n’ai pas pu la laisser avec ça sans rien dire, j’ai jeté dans la pièce, comme un éléphant, qu’on les avait cherché et qu’en fait ils étaient ici. Elle m’a lancé « ah non, ça c’est les miens », elle les a senti et a ajouté « ils n’ont pas d’odeur de cigarette, ils n’ont jamais été chez ta mère » et elle n’a même pas réalisé comme elle s’est enfoncée à cet instant précis.
Mensonges et vols.
Je crois qu’elle croit à son histoire, la nouvelle.
Elle a abandonné l’ouvrage explosé à ma mère comme on lache sa bonne conscience, fin de l’histoire.
Je n’ai même pas été déçue.
Tout juste impressionnée de voir comme les mensonges ressortent toujours. Nous échappent. Les secrets aiment sortir, ou alors ce sont les humains qui ne savent pas gérer leur puissance. Peut-être.
Avant que les indiens d’amérique ressortent, mais alors juste avant c’est presque amusant, elle m’a donné les journaux tenus par ma grand-mère à l’Ehpad. Mon grand-père l’a fait toute sa vie, des tonnes de petits agendas tenus à jour sur ses journées, la météo, le jardin. Un trésor familial inapprochable. Quand j’ai demandé à les voir ce soir-là (pour la énième fois), j’ai reçu une fin de non recevoir (pour la énième fois). Ceux de ma grand-mère, qu’elle a entamé (pour la première fois de sa vie) dans la foulée de sa mort, par contre, aucun souci. Ils ont été jugés inintéressants (alors que si vous saviez), donc digne de me revenir. Elle m’a demandé si je les voulais, je me suis jetée dessus. Tristement.
Je suis fatiguée d’eux, soudain.
De toute cette humanité crasse.
Le soir, nous avons dormi chez Yanou. Je voulais qu’elle se sente seule le moins possible, je ne sais plus ce que je souhaite alors que je ne dors pas et me tourne dans le lit. Je me sens la pire personne au monde, incapable de défendre qui que ce soit, de me positionner sans m’y détruire. De quoi ai-je peur ? C’est comme une menace d’être frappée, il y aura peut-être toujours le bras de ma mère au-dessus de moi pour me faire taire.
Le lendemain, l’enterrement officiel a eu lieu sous une pluie fine bordée de soleil. Nous nous sommes retrouvés au cimetière et l’urne, magnifique et bouleversante, a été mise aux côtés de celle de mon grand-père, dans la tombe qui accueillera un jour ma mère et mes tantes. Rendre les urnes de toute beauté pour les cacher ensuite, cette tristesse.
Sur la route de notre retour, je m’arrête manger une immense tarte au citron (la pâtisserie a les parts généreuses comme j’ai rarement vu), remède à tous les maux que je rencontre.
L’acidité, peut-être.
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