Dimanche 23
Ma tante-marraine me contacte le samedi, à l’écrit parce que je crois qu’elle m’évite un peu (ainsi je n’ai pas à lui demander si ma cousine cherche toujours à se loger ailleurs pour qu’on vende la maison). Elle commence par me poser mille questions sur mon dernier appel à ma grand-mère les enfants l’école ma santé les médicaments que je prends (je note au passage que mon autre tante a parlé de moi) la météo le froid mon avenir, elle mitraille comme elle sait me le faire au téléphone habituellement, je suis fatiguée rien que de la lire. Un amas de morceaux de questions qui ne sont pas reliées entre elles. Je réponds six heures plus tard en évitant les balles, elle en fait autant 24 heures après.
Et ce qu’elle me dit me cloue sur place, je me suis glacée figée et j’ai mis 24 heures à lui répondre (on est désormais lundi). Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à me défaire de l’idée qu’il y avait de sa part une certaine jubilation à me l’apprendre, non, c’est trop fort, disons quelque chose de l’ordre du malsain ou d’une petite joie catastrophée, je ne saisis pas ce qui m’a fait ressentir ça. Je n’aime pas lorsque je projette des intentions, c’est laid. Étrangement, une fois son message délivré, ma tante ne m’a plus parlé. Elle n’aide pas.
Et donc elle me retransmet les phrases de ma grand-mère « je ne comprends pas, il y a une personne qui m’appelle tous les samedis matin, une Ambre, mais je ne vois pas qui c’est ».
…
Je suis oubliée.
Je vais disparaitre d’elle, m’effacer comme elle efface mon lien à ma mère, elle continue de me demander si je connais ma mère, elle ne se souvient plus de sa maltraitance envers elle et bientôt elle ne va plus se souvenir de ce qu’elle a été pour moi et de ce que j’ai été pour elle et je vais mourir vivante.
Lundi 24

C’est devenu très clair. Je l’avais déjà perçu sans jamais le regarder en face : je suis tout en épine et je rejette de manière définitive toute personne m’ayant blessée. Il m’est extrêmement difficile de m’apaiser sur un lien qui a été malmené. Qu’une personne me fasse mal et je la vire. Je crois que depuis que j’ai claqué la porte sur la vie de ma mère, je le fais avec le monde entier. J’élimine mon entourage, un à la fois.
Respire.
Mardi 25
Aucune envie de communiquer, l’angoisse me prend et je me mets à découper coller dans le rouge mais j’ai si peu dans cette couleur ça en est déprimant, il me faut des magazines et je n’ai plus d’abonnement à rien, la vie a couru et la boîte est vide. J’ai l’impression d’avoir beaucoup à exprimer et aucune manière adéquate de le faire. Ouvrir la bouche pour te dire quoi. Les feuilles collées au sol ? Les mouvements de l’autre côté ? Comme ça hurle sous la peau ? Comme le vent arrache les lettres des mots ? Comme il y a trop de morceaux de moi ?
Je crois que je ne sais toujours pas ce que je fais, ne le saurais jamais.

Les autres jours s’emmêlent le dimanche
Cela me prend deux journées entrecoupées, je trie par couleur tous les morceaux de magazines découpés avec les années, j’achète des pochettes en carton pour les ranger, mon cerveau se sent aussi détendu que lorsqu’il crée. Il y a cet apaisement à contempler des nuances d’une même couleur posée en tas devant moi, une satisfaction claire, nette, sans bavure. Mon filleul.e a rangé les applications de son téléphone par couleur, j’en comprends toute la puissance, et je suis à ça d’en faire autant.
Un autre jour je fais du tri dans mes encriers pour tampons, j’ai trop de couleurs mais surtout j’ai trop de mauvaise qualité. Pratiquement plus rien ne fonctionne. Mes essais précédents de rajouter de l’encre liquide est un ratage ; acheter peu cher dans des boutiques spécialisées dans la qualité basse n’est jamais rentable (oui je cible ici Act**n et consorts). Il me reste un encrier noir, un marron foncé que je viens de m’offrir, un rouge qui est rose ce qui est insupportable, et puis quatre autres teintes en fin de vie. J’ai perdu mes tampons je ne sais où, à quelques exceptions près. Je remue toute la maison, je descends le grenier, je vide des tiroirs, je renverse des boîtes, je n’ai rien. Les feuilles les maisons les champignons les fleurs, je n’ai rien. Est-ce que j’ai tout donné ? Je suis capable d’avoir tout donné. Et d’avoir oublié.
Offrez-moi des tampons ou des encriers, vous serez certains qu’il n’y aura pas de doublon.
rhaaaaaaaa
Nous partons marcher à quelques minutes en voiture, et je laisse la place avant à ma belle-mère, dont l’épaule fracassée par une durite et tendinite ne lui permettrait pas de se mettre à l’arrière avec les filles. Sauf que c’est moi qui me retrouve en difficulté, je suis incapable d’attraper la ceinture avec mon bras, il y a cette putain de vertèbre tassée sur un nerf qui empêche les mouvements, comment est-ce que je fais pour être cassée comme ça, pourquoi est-ce que je suis empêtrée dans des douleurs sans fin, je n’ai pas le temps de saisir que je n’y arrive pas, qu’il va falloir demander de l’aide, ma porte est toujours grande ouverte et je n’arriverai pas à la tirer, je ne sais pas si ça dure cinq secondes cette histoire, LeChat comprend avant moi – je ne sais pas comment il a fait, il a été plus rapide que mes pensées – sort de la voiture, tire la ceinture et s’assure que je peux continuer le geste et ferme ma portière. Je n’ai rien formulé.
Cet homme.
Au téléphone, ma grand-mère se souvient. De ma voix, de moi, de ma mère, du prénom des enfants, de celui de mon mari. Enfin tout de même, elle a glissé le désormais habituel « tu te souviens de D. ? » mais ensuite elle m’a dit comme une évidence « elle n’était pas bien avec toi, pourquoi personne n’a rien vu » . Je ne sais pas mamie, demande à tes autres filles. L’autre fille en question m’appelle, me demande mitraille comment elle était, et elle me répond « oui elle m’en a parlé aussi tout à l’heure ».
Pas de réponse, donc.
Ma tante-marraine, qui ne m’a jamais invitée pour Noël et n’en a même jamais parlé avec moi, le fait là, samedi soir. Elle me dit, ça fait longtemps que tu n’as pas vu maman ? et ça va faire une année dans un mois. Elle m’invite parce que sur ses trois enfants il n’y en aura qu’une de présente, qu’ils seront suffisamment peu pour gérer que nous soyons là, nous aussi. Je n’ai jamais été aussi heureuse de pouvoir dire « LeChat travaille le 24 et 26 », je n’ai aucune idée de comment je vais pouvoir éviter les prochaines fêtes si elle commence à m’inviter comme ça. Si on excepte le fait que je suis à la limite d’être terrifiée à l’idée de revivre un Noël avec eux, il est de toute façon désormais impossible de faire venir les filles là-bas. Elle m’attrape avec l’anniversaire de ma grand-mère, le 30 : je pourrais venir seule. Je pourrais venir pour mamie, ses 98 ans, ses pertes de mémoire, sa joie de me voir et la mienne de la voir, je pourrais m’y rendre mais alors il y aurait ma cousine mes tantes les questions qui valent des balles et le pistolet sur la tempe et je ne sais pas, je gère de moins en moins bien.
L’angoisse me dévore à l’idée de.
L’angoisse, et la douleur.
Je rêve d’une fuite à travers une ville qui m’a appartenu avec plusieurs autres personnes, une personne nous a trahis, elle met le feu à tout ce qui peut s’enflammer, c’est méthodique et effrayant que cela le soit. Je tente de fuir, cernée par les flammes, je suis avec une amie, nous sommes deux à courir et à nous entraider. On se cache parmi une foule qui tente de sortir par des portes immenses et encore très loin, sans se faire tuer ni par l’incendie qui fait rage ni par la milice qui a pris le contrôle et traque les anciens dirigeants et tire depuis des hauteurs de bâtiments ou à bout portant. Nous gardons la tête baissée, nous essayons d’avancer. Une mère se fait tuer sous nos yeux et mon amie attrape la poussette et l’enfant comme s’ils avaient toujours été à nous, elle essaye de le sauver dans ce monde qui s’effondre, à moins que l’enfant ne soit une caution pour paraitre ce que nous ne sommes pas, je sens que ce n’est pas clair. Je me tourne vers mon amie et je me rends compte qu’elle est partie, elle m’a abandonnée, je suis seule avec cet enfant inconnu, quelqu’un me dit vaguement qu’elle a sauté dans une voiture qui lui a fait signe de monter. Elle tente sa chance, je comprends sans comprendre, la trahison toujours. Quelque chose me dit qu’au bout elle sera violée et tuée, que partir par une autre route ne l’a pas sauvée, je suis triste que les autres routes ne nous sauvent pas, jamais. Je récupère l’enfant dans mes bras, mais il est mort et je n’ai pas le temps d’y penser, pas le temps de pleurer, pas le temps de comprendre, je le pose et je continue. Je me faufile et j’avance dans cette foule paniquée autant pas les flammes et la chaleur que par les tirs, je tente de me faire petite, de passer inaperçue. Une personne me reconnait, m’attrape le bras et me dit « relève la tête, tu es une cible si tu la gardes baissée ».
Partages
J’avais partagé il y a plusieurs mois, cette chanson (trouvée il me semble chez Elyness mais ma mémoire n’est pas forcément fiable), qui m’avait balayée.
Édit (oups) : trouvée chez Kali
Et puis je suis tombée tout à l’heure sur cette vidéo, « la bouleversante histoire de Ren » qui porte bien son nom et sur laquelle j’ai pleuré, parce qu’impactée certes différemment, mais. La douleur ne me laisse pas trop de répit en ce moment, elle va et vient avec les idées sombres pour que ça s’arrête, je me suis donc retrouvée en larmes. Je la partage parce qu’elle est importante.
Faites attention à vous.
[TW santé mentale et physique, suicide]
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Mais, tu leur dois quelque chose, à ces gens ?
C’était chez moi, Ren 😉 (la fille qui a des trucs à prouver… :/)
Je t’aime fort ♥
Pour l’instant, je me garde deux options importantes : pouvoir voir ma grand-mère facilement, pouvoir vendre la maison de mes grands-parents (dont j’ai un tiers) sereinement. Après, je pourrai me permettre de dire non à un peu tout.
J’ai corrigé ^^ (c’est normal de me signaler l’erreur)
Moi aussi ♥
Waouh ta tante… qu’as-tu répondu ?
Par hasard, tu as aussi rangé ta bibliothèque par couleur ?!
Je dirais qu’il faut peut-être y aller si tu as envie de voir ta grand-mère, j’ai l’impression que malgré ce qui se passe, tu pourrais en avoir envie, peut-être pour ne pas regretter plus tard, je ne sais pas… tu es obligée de passer/d’aller chez tes tantes pour la voir ?
Sinon tu peux aussi y aller avec des punchlines verbales préparées en amont et ouvrir le feu en premier.
Tes collages sont très beaux <3 je dois avoir quelques magazines de cinéma qui vont finir à la poubelle, si ça te dit 😉
Je lui ai répondu non, tout à l’heure. Une personne m’a fait remarquer que je pouvais ne pas me focaliser sur la date et y aller plus tard, avec LeChat en bouclier (ce que je m’étais promis de toujours faire, mais j’avais oublié). Donc, ça sera en janvier ou plus tard, selon mes conditions 🙂
Oui c’est un passage obligatoire. Ma famille fonctionne comme ça, si je me déplace dans la région, ou que je vois l’un d’entre eux sans les autres, ça fait des histoires à m’en plus finir.
Ouh punaise ça je sais pas faire XD
Non pas du tout rangée par couleur, mais je comprends qu’on le fasse : c’est magnifique. La mienne est classée par thèmes (puis par noms d’auteurs), à laquelle on ajoute un bordel monstrueux parce que ça déborde et qu’il faut que je la reprenne en main :p
Merci <3 Oh j’adorerais c’est sûr, mais je crains que l’envoi revienne vite cher… Avant de faire ça, peut-être que si tu prends quelques photos je pourrais voir comment ça se présente ?
Il sera d’accord pour être ton bouclier, je suis sûre 🙂
Je comprends, les familles franchement des fois c’est compliqué, les susceptibilités, la non-acceptation de la différence tout ça…
Oui bien sûr, je peux t’envoyer quelques photos 😉 pas de suite mais d’ici la semaine prochaine, je devrais pouvoir
Il l’est toujours 🙂
C’est compliqué dans toutes les familles je pense, et dans certaines plus que d’autres :/
Super pour les photos (sans pression aucune). Et sinon il reste la possibilité de se rencontrer un jour et de mes les donner à ce moment-là ^^ (dit la fille pas sociable)
Pourquoi faudrait-il s’imposer ça? Oui de l’extérieur c’est une question facile – que je me pose souvent.
Très beau et fort ce reportage.
J’aime bien l’idée de ce classement par couleurs…
Douce semaine!
C’est encore assez compliqué. Je cherche à garder de bons rapports avec eux pour voir ma grand-mère facilement et il y a aussi la vente de la maison (je ne peux pas envisager que cela se fasse dans le chaos). Du coup c’est vrai, je m’impose encore des choses avec eux. Mais la question m’a été posée hier aussi, et la personne m’a fait prendre conscience que je pouvais ne pas me focaliser sur la date (l’anniversaire de ma grand-mère) et y aller plus tard, avec mon mari en bouclier. J’avais oublié que je m’étais pourtant déjà dit ça : pas sans lui. Donc je repousse.
Et c’est beau, par couleur ^^
Douce semaine à toi aussi 🙂
L’abonnement aux commentaires fonctionne !!! ♥
J’ai encore travaillé dessus hier, depuis je reçois de nouveau les commentaires dans ma boite mails ^^ Ravie de savoir que l’abonnement fonctionne de ton côté aussi (ouf !) 😀 En toute logique, tu devrais donc être avertie pour cette réponse 🙂
L’abonnement aux commentaires fonctionne !!! ♥ (est-ce que mon message ne se poste pas à cause des trois points d’exclamation ?)
Par contre là me fait douter, tu vois ton 1er comm ?
Maintenant oui, pas sur le moment. Désolée pour le doublon !
Pas de souci, l’important est que ça fonctionne correctement 🙂
La famille et ses pressions, ses manipulations, ses déformations et potins, ses faux-semblants, sa superficialité, et nous en face énervées, culpabilisant etc…Bon sang quel casse-tête…c’est insupportable j’ai connu et connais encore un peu. Il m’en a fallu tu temps, des décennies de crises d’angoisse, de déprime et de gâchage de vie pour enfin trouver ma distance et l’imposer. C’est si dur de se détacher de ce fatras, de trouver la distance qui convient, de se couper certains trucs parce qu’on doit se protéger. Plein de pensées vers toi. Pas facile en effet la gestion de cette tante qui semble bien manipuler.
Point positif, ça te fait faire de bien belles créations. Tes collages sont très très beaux. Les magazines j’en trouve parfois chez Emmaüs ou bien sur Vinted. Neuf c’est devenu hors de prix.
Bien d’accord pour le matériel à bas prix qui au final ne fait que nous encombrer. Pensées sincères vers toi✨✨✨
Les gens sont juste insupportables ^^’ Oui c’est très dur de trouver la bonne distance :/
De mon côté j’ai claqué la porte à ma famille durant 20 ans, je suis revenue à la mort de mon grand-père il y a six ans (j’ai repris contact pour ma grand-mère, qui m’a élevée deux ans). Mais c’est un package, j’ai récupéré tout le monde avec. Ça n’irait pas trop mal s’ils n’étaient pas si intrusifs. Et homophobes. Et grossophobes. Et… tout le reste en -phobes.
Oh merci ♡
Ah il faudrait que je tente de voir si on a un Emmaüs dans le coin… parfois j’en trouve dans une boite à livres mais c’est rare.
Douce semaine à toi <3
J’admire les personnes qui ont osé le claquage de portes familial. Je t’admire d’avoir su le faire. Autant dans la sphère amicale je peux le faire sans problème, mais sphère familiale, pas pu. Mais limites de hérisson bien piquant mises😂.
L’intrusion, je supporte pas. Les -phobes encore moins. Les deux combinés, Ouch tu es servie en effet.
Avec l’âge je passe plus rien, je remets gentiment à sa place tout discours sentant de près ou de loin le -phobe et aussi je refuse les potins ou qu’on me parle d’une personne hors de sa présence. Je passe un peu pour une extra-terrestre, mais tant pis.
Le vie est trop belle et trop courte et parfois bien difficile pour que d’autres viennent nous pomper.
De repos cet aprèm je vais aller découper du magazine pour me défouler parce que niveau professionnel, ça pompe pas mal aussi, un vrai carnaval d’hypocrisie😂.
Bref, une vie d’oursonne lectrice-colleuse me conviendrait bien, entourée de gentils ours ou oursonnes !🥳
Bises !
C’est déjà merveilleux, les limites de hérisson <3 (mais c’est bien triste de devoir les poser).
J’ai oublié les mots en -istes (racistes…) mais j’imagine que tu avais compris le package. Là tu vois, c’est moi qui t’admire, je n’arrive pas à remettre les choses, les discours, les gens à leur place. Je sais que je devrais, mais je suis complètement bloquée, encore. La peur du conflit me dévore. Mais je suis d’accord avec toi, la vie est trop courte.
Ça serait une bien chouette vie 😀 (et du thé, un chat, un plaid)
Belle semaine à toi 🙂
Oh oui j’avais bien compris que les -istes pas jolis étaient dans le package des -phobes…
Je déteste également les conflits que j’évite au max, je gère pas. Mais je sais pas ce qui s’est passé, depuis mes 50 ans (il y a 1 an et demi donc…), ça s’impose à moi, je laisse pas passer les trucs trop gros ou pire, les sous-entendus (je supporte plus l’implicite, les sous-entendus). Assez régulièrement, si j’entends un truc -iste ou -phobe (ou tout simplement une c__n_rie 😂, je regarde la personne dans les yeux et je lui pose une ptite question toute douce style « alors tu penses que…? », ou pour les plaintifs « ah ouais, tu crois que truc il est comme ça spécialement pour t’embêter toi ?! ». Je peux te dire que ça calme. Certains, ça les fait réfléchir. D’autres, fuir (tant mieux). Bref voilà ma ptite expérience. Je pense que chez moi ça a été associé au fait qu’enfin je parviens à me contrefiche si on ne m’aime pas…bref voilà ma ptite expérience ! Bises !
Je m’approche des 50 ans, j’ai bon espoir XD Je retiens tes phrases en tout cas. Mon mari est comme ça aussi, très calme, capable de replacer quelqu’un et de lui faire stopper ses horribles phrases l’air de rien. Il arrive très bien à faire ça avec ma famille, c’est assez jouissif ^^
Perso je me fiche qu’on ne m’aime pas, mais je reste hyper angoissée par les haussements de ton, les conflits, les engueulades. C’est ce qui me bloque.
Bises 🙂